EPST : Impayés, des inspecteurs menacent de boycotter la correction de l’exEtat 2026

L’année scolaire 2025-2026 en République démocratique du Congo risque de ne pas connaître une issue heureuse. À quelques semaines de la fin, des incertitudes planent dans le secteur de l’éducation.

Par Reporter. CD

Plusieurs acteurs dénoncent des retards de paiement qui durent depuis des mois. Dans certaines écoles, les enseignants ont même déjà appelé à un mouvement de grève pour réclamer leurs salaires. Ces revendications arrivent à un moment très important, celui qui tend vers les examens de fin d’année, ce qui fait craindre de sérieuses perturbations pour la suite du calendrier scolaire.

La situation ne concerne pas seulement les enseignants au sein de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST). Car, des inspecteurs montent aussi au créneau. Ces derniers expliquent qu’ils n’ont toujours pas reçu leurs primes pour des travaux déjà réalisés lors des sessions précédentes de l’examen d’État, notamment celles de 2022 et 2025. A la presse mercredi 15 décembre dernier, certains d’entre eux ont affirmé avoir accompli leur mission, mais sans être payés jusqu’à présent. Frustrés, ils envisagent des actions pour faire entendre leurs voix et pousser le gouvernement à agir.

Face à cela, se dit-on, une menace sérieuse commence à prendre forme. Des inspecteurs annoncent qu’ils pourraient boycotter la correction de l’Examen d’État 2026 si aucune solution n’est trouvée à ce sujet. Une telle décision pourrait alors avoir de lourdes conséquences, car la correction des épreuves est une étape essentielle pour la publication des résultats en faveur des élèves finalistes. Sans correcteurs, le processus risque d’être bloqué, ce qui pourrait retarder ou perturber toute l’organisation de cet examen national.

Dans ce dossier, les responsabilités semblent partagées et les accusations circulent. Certains inspecteurs pointent du doigt les autorités du secteur de l’éducation, qu’ils accusent de ne pas avoir suffisamment pris en compte leurs revendications. D’autres estiment que le problème viendrait du manque de décaissement des fonds au niveau des finances publiques. Un climat qui ne fait qu’aggraver la situation, alors que les délais se rapprochent.

Pendant ce temps, sur le terrain, la grogne des enseignants continue de s’étendre dans plusieurs provinces. Dans certaines villes, des écoles connaissent des perturbations avec des enseignants qui refusent de reprendre les cours après les vacances de Pâques. Ailleurs, des appels à une grève généralisée se multiplient également. Cette accumulation de tensions montre que la crise ne se limite pas à un seul groupe, mais touche presque tous les acteurs du système éducatif.

Au bout du compte, c’est toute la fin de l’année scolaire qui est menacée. Avec les risques de voir les enseignants grever et la possible absence des correcteurs de l’exEtat, l’organisation des examens pourrait être perturbée. Si rien n’est fait rapidement pour répondre aux revendications, l’année scolaire pourrait connaître une fin difficile. Et comme souvent, ce sont encore les élèves qui risquent de subir les conséquences de cette situation.

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