Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont annoncé avoir abattu un drone de type UAV au Point Zéro, dans les hauts plateaux de Minembwe, territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Une attaque aérienne qui intervient dans un contexte où les délégations du gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC-M23 sont engagées dans des discussions.
Par Patient MBY
Dans un communiqué publié ce dimanche 26 avril, le porte-parole de l’armée congolaise, Mak Hazukay, a indiqué que ce drone, qui exécutait une mission offensive, était dirigé contre les positions des FARDC et les populations civiles. L’armée dénonce une violation de l’espace aérien congolais.
« Cette action hostile constitue une violation manifeste de l’espace aérien national, une agression caractérisée contre la République démocratique du Congo et une nouvelle tentative de déstabilisation dans une zone sous haute vigilance opérationnelle », a-t-on lu.
L’armée loyaliste rappelle qu’au lendemain des engagements pris à Montreux, en Suisse, par les deux parties, le mouvement rebelle et ses alliés ont bombardé les villages de Mikenge et Kakende, ainsi qu’au Point Zéro. Le bilan de ces exactions faisait état de plus de cinq personnes tuées et de plusieurs blessés. Pour les FARDC, ces actes prouvent la volonté de l’AFC-M23 de « remettre en cause les engagements pris dans le cadre des initiatives de désescalade et des accords internationaux en vigueur ».
Les forces loyalistes congolaises réaffirment leur détermination à riposter et à défendre l’intégrité territoriale. Ces accusations de violation du cessez-le-feu interviennent au moment où la MONUSCO appelle à la mise en place de mesures de sécurité pour permettre à ses équipes d’exécuter le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu. Lors de sa tournée dans la partie est du pays, James Swan, chef de la mission onusienne, a appelé les deux protagonistes à arrêter l’usage des drones, l’usurpation des signaux GPS et les systèmes de brouillage.













