Par MEDINA
Clap de fin pour la procédure de déchéance visant le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur. Ce mercredi 29 avril 2026, l’Assemblée nationale a déclaré irrecevable la motion de défiance initiée contre Jacquemain Shabani Lukoo, suite à l’adoption d’une motion incidente dénonçant des irrégularités massives.
Le suspense n’aura pas duré toute la journée au Palais du Peuple. Alors que la plénière s’ouvrait sur fond de tensions pour examiner la motion de défiance portée par le député Laddy Yangotikala Senga, la stratégie de la défense a rapidement pris le dessus.
Des signatures « dolosives » au cœur du scandale
Le tournant du débat est survenu avec l’intervention du député Gary Sakata. Par une motion incidente, l’élu a porté un coup fatal à l’initiative parlementaire en remettant en cause l’intégrité même du document de base. Selon lui, la procédure était entachée de « graves irrégularités » rendant le texte caduc.
Gary Sakata a été particulièrement incisif, affirmant que les noms et signatures ont été obtenus de manière dolosive . Plus grave encore, il a évoqué la présence de nombreux faux parmi les paraphes censés soutenir la motion de défiance. Devant de telles accusations de fraude documentaire, l’orateur a exigé et obtenu l’irrecevabilité pure et simple de la démarche.
Un autre député national soutenant la motion incidentielle préjudicielle soulevée par son collègue Gary Sakata a tenu des propos très sensibles en plénière à Kinshasa, dans le cadre de la motion de défiance contre le VPM de l’Intérieur Jacquemain Shabani Lukoo.
Il a affirmé que « des collègues se seraient associés avec les M23 pour élaborer le document de la motion », des déclarations faites en pleine séance mais qui n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune preuve officiellement établie.
Fin de l’examen pour le VPM de l’Intérieur
L’Assemblée nationale, après avoir entendu ces arguments, a voté massivement en faveur de la motion incidente de Gary Sakata. Ce vote met immédiatement fin à l’examen de la motion de défiance, permettant à Jacquemain Shabani Lukoo de conserver ses fonctions de Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité.
Si le VPM sort renforcé de cette épreuve parlementaire, cet épisode laisse planer un malaise sur les méthodes de collecte de signatures au sein de l’hémicycle. Pour les partisans de Jacquemain Shabani, il s’agit d’une victoire du droit sur l’acharnement politique , tandis que les initiateurs de la motion dénoncent un verrouillage du contrôle parlementaire.












