La marche pacifique organisée par l’UDPS et ses alliés pour soutenir les sanctions économiques de Washington contre Kabila, grâce à la diplomatie de Félix Tshisekedi, a viré à des actes de barbarie perpétrés par les manifestants. Selon justicia ASBL, au cours de cette manifestation, le siège du parti PPRD de l’ex-chef de l’État a été attaqué, vandalisé puis brûlé, en témoignent des images authentiques mettant en lumière de vives flammes survolant le bâtiment.
Par Patient MBY
Ces actes ont suscité l’indignation dans l’opinion publique. Dans une déclaration parvenue ce mardi 05 mai 2026, l’organisation pour la défense et la promotion des droits de l’homme, Justicia ASBL, charge Augustin Kabuya, secrétaire général et président intérimaire du parti présidentiel, des préjudices causés au siège du PPRD à Kinshasa, lors d’une marche pourtant encadrée par les forces de l’ordre.
Justicia ASBL exige des poursuites judiciaires contre Kabuya, le tenant pour responsable de ces incendies systématiques contre le bâtiment abritant la formation politique de Joseph Kabila, frappé par les sanctions de l’OFAC pour son implication dans la rébellion de l’AFC-M23, en sa qualité d’organisateur de cette manifestation populaire, et appelle le ministre de la Justice à se pencher sur ce dossier.
« Pour JUSTICIA Asbl, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, qui s’est illustré par des injonctions de poursuite à donner au procureur général de la République, devrait exiger qu’une enquête soit ouverte contre monsieur Augustin KABUYA pour avoir été incapable d’encadrer les manifestants qui s’en sont pris aux bâtiments appartenant à des tiers… Et si la justice est réellement neutre et indépendante, Augustin KABUYA et consorts devraient répondre de leurs actes. », a écrit Justicia ASBL.
Lundi 04 mai, le parti au pouvoir, UDPS, soutenu par les formations politiques membres de l’Union sacrée de la Nation, dont l’UNC et l’AFDC, a investi les rues de Kinshasa pour exprimer son soutien aux sanctions américaines, infligées au président honoraire Joseph Kabila, à travers la diplomatie du président actuel, et à l’administration Trump.
Dans cette manifestation, le projet de révision constitutionnelle n’a pas manqué. Les cadres et militants ont ravivé le débat en réaffirmant leur détermination à modifier la loi fondamentale.













