Par MEDINA
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, participe ce mardi 12 mai 2026 au sommet international « Africa Forward » au Kenya. Coorganisée par la France et le Kenya, cette rencontre de haut niveau est l’occasion pour Kinshasa de lier indissociablement les enjeux de croissance économique à l’exigence de stabilité sécuritaire.
Par la voix de sa porte-parole, Tina Salama, la Présidence congolaise a clairement défini l’orientation de sa mission en terre kényane; « la RDC ne se présente pas en victime, mais en acteur majeur de la construction de l’Afrique de demain. »
Tout en participant aux débats sur l’innovation et la transformation numérique, le Chef de l’État congolais entend briser le silence » de la communauté internationale. Kinshasa profite de cette tribune pour dénoncer une nouvelle fois les atrocités de masse commises dans l’Est du pays à la suite de l’agression rwandaise via la rébellion AFC-M23.
« La RDC vient au sommet de Nairobi non pour se plaindre, mais pour exiger une diplomatie de responsabilité et le respect du multilatéralisme », a martelé Tina Salama sur son compte X. Pour le pouvoir congolais, le développement de la région des Grands Lacs reste hypothéqué par l’insécurité persistante au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri.
Félix Tshisekedi défend à Nairobi l’ambition de la RDC d’être un pilier de la transition mondiale. En tant que pays-solution, grâce à ses ressources minérales critiques et son potentiel forestier, la RDC veut attirer des investissements durables. Cependant, le message est clair, il ne peut y avoir de croissance inclusive ou d’intégration économique réussie sans le respect scrupuleux de la souveraineté des États africains.
Le sommet Africa Forward réunit des chefs d’État, des investisseurs et des partenaires financiers autour du partenariat Afrique-France. En marge des sessions plénières, Félix Tshisekedi multiplie les échanges bilatéraux. L’objectif est de consolider les appuis diplomatiques pour mettre fin au conflit dans l’Est, d’accélérer les partenariats dans l’innovation et l’industrie pour stimuler la croissance nationale.
À Nairobi, la RDC rappelle avec force que les violences armées constituent le principal frein à l’essor industriel et commercial de l’Afrique centrale. Le Chef de l’État congolais se pose ainsi en vigie, rappelant que la prospérité du continent passe inévitablement par la paix.













