Par MEDINA
La diplomatie américaine ferme brutalement la porte à la rébellion AFC-M23 le proxy rwandais. Selon de nouvelles révélations publiées ce mardi 12 mai 2026 par l’hebdomadaire britannique The Economist, l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et son bras armé le M23 ont essuyé un refus catégorique de la part de l’administration américaine après avoir tenté de négocier un accord d’accès exclusif aux ressources minières stratégiques de l’Est de la République démocratique du Congo.
Cette offensive de séduction, menée en coulisses à Washington, visait à troquer les richesses du sous-sol congolais contre une légitimité politique internationale.
Le « deal » de la trahison refusé par les États-Unis
La stratégie de la coalition rebelle était d’offrir sur un plateau d’argent les gisements de cobalt, de coltan, d’or et de terres rares de la région du Kivu qu’elle occupe illégalement. En contrepartie, le M23/AFC exigeait une reconnaissance politique officielle de la part de Washington et la levée des pressions internationales pesant sur ses dirigeants. L’objectif final de la milice était de sécuriser et de légitimer son contrôle territorial sur l’Est de la RDC.
Cependant, selon les informations de The Economist, les autorités américaines ont opposé une fin de non-recevoir absolue à cette proposition. Washington a rappelé sa ligne doctrinale stricte : les États-Unis ne traitent pas avec des groupes armés non étatiques, et encore moins lorsque leurs chefs militaires figurent déjà sur les listes de sanctions internationales pour exactions et violations des droits humains.
Une manœuvre qui révèle les faiblesses de la rébellion
Pour les analystes politiques, cette tentative d’accord secret avec la première puissance mondiale est le symptôme direct d’une fragilité interne croissante au sein de l’AFC/M23. Pris en étau par l’isolement diplomatique et la consolidation des sanctions financières, le mouvement cherchait désespérément à contourner ses parrains régionaux habituels pour obtenir un protecteur de stature mondiale.
À Kinshasa, ce rejet américain est accueilli comme une victoire diplomatique majeure. Il conforte la position du Président Félix Tshisekedi qui ne cesse de dénoncer le pillage des ressources nationales par des forces négatives et appelle au strict respect du multilatéralisme et de l’État de droit. En refusant ce pacte, Washington réaffirme son attachement à l’intégrité territoriale de la RDC et porte un coup d’arrêt brutal aux ambitions économiques de la rébellion.












