Par MEDINA
Le siège de l’Assemblée nationale a servi de cadre à une mise au point diplomatique majeure ce lundi 11 mai 2026. Recevant Johan Borgstam, représentant spécial de l’Union européenne (UE) pour la région des Grands Lacs, le président de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara, a obtenu une réaffirmation musclée de la position de Bruxelles; les forces rwandaises doivent quitter le sol congolais sans délai.
Cette audience, qualifiée de très franche et sincère par le diplomate européen, s’inscrit dans un contexte de dégradation persistante de la sécurité dans les provinces de l’Est. Au-delà de la courtoisie d’usage, le message porté par l’union européenne est une réponse directe aux violations de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Pour l’Union européenne, la solution à la crise actuelle passe par le respect scrupuleux de la souveraineté nationale. Johan Borgstam a été catégorique; Bruxelles exige non seulement le départ des forces rwandaises présentes sur le territoire congolais, mais aussi la fin immédiate de tout soutien au mouvement rebelle M23.
« L’UE insiste sur l’importance que les forces rwandaises quittent dès que possible le sol congolais et que le soutien du Rwanda au M23 cesse », a déclaré le diplomate à l’issue de l’entretien. Un rappel qui vient consolider le rôle de l’Union européenne comme l’un des partenaires stratégiques les plus fermes de Kinshasa sur le plan diplomatique et humanitaire.
De son côté, le président de l’Assemblée nationale a profité de cette tribune pour brosser un tableau exhaustif des défis auxquels le pays fait face. Aimé Boji Sangara a mis en avant la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur un triptyque : politique, diplomatique et sécuritaire.
L’enjeu pour le Parlement est de transformer ce soutien international en actions concrètes pour protéger les populations civiles meurtries. Aimé Boji a insisté sur la nécessité d’une solidarité internationale accrue, alors que la RDC continue de supporter un fardeau humanitaire immense dû à l’insécurité.
L’UE a profité de cette rencontre pour rappeler son engagement de longue date. Principal bailleur humanitaire et partenaire de développement, Bruxelles entend maintenir son appui stratégique pour stabiliser la région des Grands Lacs.
À travers cette audience, l’Assemblée nationale réaffirme son leadership dans la diplomatie parlementaire. Sous la politique d’Aimé Boji Sangara, la Chambre basse se positionne comme une sentinelle de l’intégrité territoriale, déterminée à mobiliser la communauté internationale pour restaurer une paix durable.













