Par MEDINA
L’Assemblée nationale a déclaré recevables deux propositions de loi majeures touchant à la modernisation financière de l’État et à l’adaptation technologique du pays ce vendredi 15 Mai 2026. La plénière est dirigée par le Deuxième Vice-président de la Chambre basse, Christophe Mboso N’kodia Pwanga, suppléant le Président Aimé Boji Sangara.
La première réforme validée par les députés est portée par l’élu national Flory Mapamboli Posa. Sa proposition de loi modifie la législation sur les finances publiques en mettant un accent particulier sur le renforcement des mécanismes de mobilisation des ressources étatiques, notamment à travers une meilleure gestion des titres publics. Après un débat houleux, le texte est envoyé à la Commission Économique et Financière (ECOFIN) pour un examen approfondi.
Dans la même foulée, la plénière a donné son feu vert à la proposition de loi de la députée Dorothée Madiya sur la recherche scientifique et technologique. Ce texte ambitionne d’actualiser un cadre juridique vieillissant pour l’aligner sur les mutations institutionnelles et les progrès scientifiques contemporains. La Commission socio-culturelle dispose de trois jours pour affiner cette copie.
Outre ces deux réformes, les députés ont auditionné et adopté le rapport de la Commission Environnement et Ressources naturelles. Présenté par Sumeyi Kitenge sous la direction d’Adrien Bokele Djema, ce rapport balise la voie à une réforme en profondeur des principes fondamentaux de l’agriculture congolaise.
La fin de la séance a pris une tournure plus politique avec le dépôt de plusieurs motions d’information. Des élus ont dénoncé des cas présumés d’intimidation visant des parlementaires, ainsi que des incidents sécuritaires ou sociaux signalés à Kasenga, dans la province du Haut-Katanga. Face à ces alertes, Christophe Mboso a fermement rappelé l’importance des garanties constitutionnelles protégeant les élus et exigé le strict respect des règles républicaines.













