Par MEDINA
Lors de la 89ᵉ réunion du Conseil des ministres, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a formellement interpellé le Gouvernement sur la multiplication des actes de spoliation ciblant les terrains et bâtiments des secteurs de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).
L’alerte a été partagée publiquement par le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, lors de la lecture du compte rendu officiel sur les antennes de la télévision nationale (RTNC).
Selon le rapport présidentiel, le constat sur le terrain est alarmant. Des espaces initialement réservés à l’instruction de la jeunesse congolaise sont massivement détournés de leur mission première au profit d’intérêts privés.
Le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a dressé une liste non exhaustive des dérives constatées comme : L’occupations irrégulières de concessions publiques, les morcellements illicites de terrains scolaires et universitaires, et enfin les constructions anarchiques d’infrastructures à vocation commerciale.
« Plusieurs espaces réservés à l’enseignement font aujourd’hui l’objet d’occupations, notamment des immeubles, hôtels, restaurants, supermarchés et autres infrastructures commerciales érigées au mépris de leur vocation éducative initiale », a déploré Patrick Muyaya.
Cette pratique, qui asphyxie le système éducatif en privant les établissements des espaces nécessaires à leur développement et à l’épanouissement des étudiants, ne devrait plus rester impunie. En saisissant directement le Conseil des ministres, le Chef de l’État balise la voie à des mesures de rigueur.
Notons que, cette communication forte résonne comme un avertissement sévère envers les spoliateurs, qu’ils soient des opérateurs économiques privés ou des complices au sein de l’administration publique. Les ministères sectoriels sont désormais attendus au tournant pour initier des enquêtes, suspendre les travaux anarchiques et rétablir l’État dans ses droits.












