Les États-Unis interdisent à leurs ressortissants vivant en République démocratique du Congo de fréquenter la province de l’Ituri, dans l’Est du pays. Cette interdiction fait suite à la découverte de la maladie à virus Ebola, ayant déjà provoqué au moins 65 décès et plus de 200 cas suspects.
Par Patient MBY
Dans un communiqué publié ce vendredi 15 mai, l’ambassade des États-Unis classe la province de l’Ituri dans la catégorie des zones de niveau 4, déconseillées aux voyageurs en raison des risques accrus de contracter cette maladie, dans un contexte où Washington indique ne pas être en mesure de fournir une assistance urgente à ses citoyens dans cette région. « Il est fortement déconseillé de s’y rendre », martèle la chancellerie.
L’ambassade américaine rappelle les mesures barrières face à une épidémie qu’elle perçoit comme « hémorragique rare, grave et souvent mortelle », dont la transmission passe notamment par le contact direct avec des personnes infectées, leur sang, leurs fluides corporels, ainsi qu’avec les cadavres et les personnes affectées.
Sitôt découverte, l’épidémie d’Ebola a déjà manifesté ses impacts bien au-delà des frontières congolaises. L’agence Africa CDC de l’Union africaine a signalé un décès lié à une maladie d’origine congolaise en Ouganda. Cette perte en vies humaines témoigne de la propagation rapide des maladies à travers les trafics transfrontaliers, devenant ainsi une urgence régionale selon le docteur Jean Kaseya, coordonnateur de cette agence.
Une réunion urgente a été annoncée face à la situation sanitaire régionale. La 16e épidémie d’Ebola, éradiquée au Kasaï, au centre du pays, en décembre dernier par le ministère de la Santé, resurgit six mois après en Ituri avec plus de 60 morts et 246 cas suspects notifiés, nécessitant une intervention sanitaire rapide dans une zone affectée par les conflits armés des ADF et d’autres groupes armés endogènes.











