Par MEDINA
À l’occasion de la présentation du premier annuaire statistique de l’administration ce jeudi 14 mai 2026, le Vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau a dévoilé des chiffres records. En sept ans, la rémunération moyenne des fonctionnaires est passée de 147 050 FC à 448 684 FC.
L’administration publique de la République démocratique du Congo franchit un cap décisif vers la modernisation. Lors d’une cérémonie solennelle, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a présenté l’annuaire statistique intitulé la fonction publique . Ce document, une première dans l’histoire du pays, met fin à des décennies d’opacité et d’approximations.
Le chiffre le plus marquant de cette présentation concerne le pouvoir d’achat des agents de l’État. Selon les données officielles, en 2019 la rémunération moyenne stagnait à 147 050 FC contre 448 684 FC en 2026.
Cette hausse significative témoigne de la volonté du président Félix Tshisekedi de placer l’humain au centre de l’action publique. « Cet outil permet aux décideurs de mieux planifier les politiques salariales », a souligné le VPM Lihau, précisant que cette progression s’accompagne d’une quête permanente d’équité.
Au-delà de l’aspect financier, cet annuaire statistique représente une véritable boussole de gestion. Longtemps critiquée pour ses effectifs pléthoriques et incontrôlés, la Fonction publique dispose enfin d’une cartographie claire car chaque agent est désormais répertorié et certifié, le nettoyage des fichiers permet de réallouer les ressources vers les véritables serviteurs de l’État et l’annuaire offre une vision structurée des ressources humaines par secteur et par province.
Pour le gouvernement, ce document n’est pas une finalité, mais un levier. En maîtrisant les effectifs et en augmentant la rémunération, l’exécutif entend attirer de nouveaux talents et rajeunir l’appareil étatique. L’objectif est de transformer une administration lourde en une machine efficace au service du développement national.
Cette réforme, qualifiée de majeure par les observateurs, pose les bases d’une gestion publique axée sur les résultats, où la performance de l’agent est enfin soutenue par une rémunération digne.













