Par MEDINA
Après une phase d’examen et d’ajustements rigoureux, l’Assemblée plénière du Conseil Économique et Social (CES) présidée par son premier vice-président, professeur Kyabola Kasobwa Léon a officiellement adopté, ce vendredi, l’avis portant sur l’éthique et déontologie du personnel soignant en République Démocratique du Congo entre respect et violation des normes professionnelles. Ce texte, désormais finalisé, se veut le nouveau code de conduite moral pour restaurer la confiance entre les patients et les professionnels de santé.
Cette adoption fait suite à la séance plénière du 8 mai dernier, au cours de laquelle de nombreux amendements avaient été formulés par les conseillers de la République. La Commission permanente Santé, Affaires sociales et Culturelles a travaillé d’arrache-pied durant une semaine pour intégrer ces contributions et renforcer la portée juridique et sociale du document.
Le travail de la commission a permis d’affiner les recommandations destinées au Gouvernement. Parmi les points clés pris en compte après les débats de la semaine dernière, on note :
Le renforcement des sanctions; Une insistance particulière sur le rôle disciplinaire des Ordres nationaux Médecins, Infirmiers, Pharmaciens pour mettre fin à l’impunité en cas de faute éthique,la protection des droits des patients; L’intégration de mécanismes clairs pour dénoncer les abus, les violences ou le monnayage illicite des soins. Le lien Travail-Dignité; une affirmation que l’État doit garantir un salaire décent et des conditions de travail humaines comme préalable indispensable à une éthique irréprochable sur le terrain.
Pour le Conseil Économique et Social, cet avis est un plaidoyer contre la marchandisation de la santé. Le texte adopté ce vendredi rappelle que le personnel soignant ne doit pas être un simple technicien, mais un gardien de la vie. L’accent est mis sur l’accueil, la compassion et l’équité de traitement, afin que l’indigence financière ne soit plus une sentence de mort dans les hôpitaux publics et privés du pays.
Maintenant qu’il est adopté, cet avis sera transmis au Président de la République, au Parlement et au Gouvernement. Il servira de base de réflexion pour de futures réformes législatives et réglementaires visant à assainir le climat dans les zones de santé et les grands centres hospitaliers.
En adoptant ce texte, le CES envoie un signal fort, la modernisation de la RDC ne peut se faire sans une révolution des comportements dans le secteur vital de la santé.












