Sud-Kivu : le gouvernement suspend l’exploitation minière à Mwenga et Shabunda face à l’insécurité et au pillage illicite

Par MEDINA

Dans un arrêté ministériel daté du 22 mai 2026, le ministre des Mines de la République Démocratique du Congo a ordonné l’arrêt immédiat de toutes les activités minières dans ces deux territoires clés de la province. Une décision justifiée par la recrudescence de l’exploitation clandestine et les menaces graves pesant sur la sécurité nationale.

C’est un véritable coup de pied dans la fourmilière que vient de donner le ministère des Mines. Par l’entremise de l’Arrêté ministériel N° 00305/CAB.MIN/MINES/01/2026 signé le 22 mai 2026, l’État congolais tape du poing sur la table et décrète la suspension totale et immédiate de toutes les activités minières dans les territoires de Mwenga et de Shabunda, situés dans la province du Sud-Kivu.

Cette décision s’appuie sur des rapports alarmants issus des services publics administratifs et de récentes enquêtes parlementaires. Le texte officiel dénonce explicitement une « recrudescence des activités minières illicites » dans cette région, un fléau qui prive le Trésor public de précieuses ressources financières tout en détruisant l’écosystème local.

Mais au-delà du préjudice économique, c’est l’argument sécuritaire qui a fait pencher la balance. Les autorités pointent du doigt l’impact dramatique de ces exploitations clandestines sur « la sécurité et l’intégrité du territoire national ». Selon les termes de l’arrêté, les revenus générés par ces mines illégales serviraient de manière directe ou indirecte au financement de projets de déstabilisation des institutions de la République.

Pour légitimer cette mesure de sauvegarde, le ministre des Mines s’est appuyé sur l’arsenal juridique de la RDC, notamment le Code Minier loi n° 007/2002 modifié par la grande réforme du 9 mars 2018 articles 10 et 292.

Les récentes ordonnances présidentielles de 2024 et 2025 fixant la composition et les attributions du gouvernement.

Par ailleurs, la problématique reste désormais à savoir comment cette mesure sera appliquée sur le terrain, dans des zones parfois enclavées où l’autorité de l’État fait face à des défis logistiques majeurs. Le Secrétariat général aux Mines ainsi que les forces de sécurité locales devront s’assurer du respect strict de cet arrêté afin que les richesses du Sud-Kivu cessent d’alimenter la guerre pour enfin bénéficier au peuple congolais.

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