Par MEDINA
La ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations, Marie-Thérèse Sombo, a été auditionnée ce lundi 25 mai devant la Chambre haute du Parlement. Cette séance s’inscrit dans le cadre du processus de ratification par la République démocratique du Congo (RDC) de la Convention mondiale de l’UNESCO sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur.
Cette audition marque une étape institutionnelle décisive. Le texte, déjà adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, est désormais examiné de près par les sénateurs pour une seconde lecture indispensable avant sa promulgation.
Devant les sénateurs, la ministre Marie-Thérèse Sombo a débuté son intervention en saluant le travail rigoureux des députés nationaux. Elle a ensuite exposé la nécessité pour la RDC de s’approprier cet instrument juridique international, conçu pour harmoniser et faciliter la reconnaissance des diplômes et des parcours académiques à travers le monde.
Derrière cette procédure technique de ratification se cache un enjeu crucial pour l’avenir de la jeunesse et des élites scientifiques congolaises.
Briser l’isolement des diplômes congolais
Pendant des décennies, les étudiants et chercheurs de la RDC ont fait face au casse-tête de l’équivalence de leurs titres académiques à l’étranger. En intégrant cette convention de l’UNESCO, le gouvernement congolais pose les bases d’une reconnaissance automatique et simplifiée. Cela permettra de rehausser la crédibilité internationale des universités du pays, souvent critiquées pour leur manque de compétitivité externe.
Il sied de rappeler que, ce texte moderne va agir comme un accélérateur de mobilité. Il facilitera l’accueil des chercheurs étrangers en RDC, mais surtout la poursuite d’études ou l’insertion professionnelle des Congolais à l’international.













