Après des déclarations tonitruantes qui ont défrayé la chronique au début du mois de mai en cours, le pasteur Moïse Mbiye, représentant légal de l’église Cité Béthel, souscrit à la Coalition des Congolais pour le changement de la Constitution (C-4), portée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), en contrepoids à l’initiative de l’opposition.
Par Patient MBY
Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, a rendu visite au pasteur Moïse Mbiye ce mardi 26 mai, à Kinshasa. Cette rencontre intervient en marge du lancement des consultations pour l’adhésion à la C-4, débutées lundi. Lors de leurs échanges, le chantre a insisté sur les intérêts du peuple dans toutes les actions politiques.
Pour lui, le projet de changement de la Constitution initié par le parti présidentiel a pour but d’aider la population et de réfléchir à son avenir. « Nous ne pouvons pas être écartés quand il s’agit d’une réflexion pour la population, pour le bien de la population », a déclaré Moïse Mbiye, rappelant qu’il avait dû changer la charte de l’église Cité Béthel, adoptée depuis sa création en 1977, afin d’adapter le texte aux réalités actuelles.
Moïse Mbiye entend miser sur son influence auprès de la portion de la population qu’il dirige pour accompagner la réforme de la loi fondamentale. Augustin Kabuya a salué ce soutien et réaffirmé sa détermination à poursuivre les consultations avec d’autres leaders d’opinion, notamment les hommes de Dieu, les partis politiques et les mouvements associatifs, afin d’appuyer le projet de réforme constitutionnelle.
Le pasteur Moïse Mbiye rétropédale après une sortie médiatique controversée contre les pasteurs des églises de réveil ayant affiché leur soutien au changement de la Constitution, les qualifiant de « camp de lépreux ». Ces propos avaient suscité des réactions contrastées dans l’opinion publique. Si une faction de la population y voyait le courage d’un homme de Dieu engagé pour le bien-être social, d’autres pointaient un manque de respect envers ses « pères dans la foi » ainsi que l’expression d’une certaine « frustration ».
Face à cette situation qui a alimenté le débat, le pasteur s’est rétracté et a demandé pardon à ces pasteurs, en dénonçant toute récupération politique par le camp de l’opposition, auquel il avait tenu à se désolidariser. Ce changement de cap a marqué un tournant dans les milieux politico-religieux de la République démocratique du Congo.












