Par MEDINA
L’inflation hebdomadaire en République démocratique du Congo (RDC) a enregistré une légère hausse pour s’établir à 0,178 % au cours de la troisième semaine du mois de mai 2026. Selon la note du Comité de conjoncture économique du gouvernement consultée ce mercredi par reporter.cd, cette progression marque une accélération par rapport aux 0,154 % enregistrés la semaine précédente. À Kinshasa, la tendance est similaire avec un taux hebdomadaire de 0,163 % contre 0,146 % une semaine plus tôt.
En cumul annuel, la hausse des prix à la consommation atteint désormais 3,841 % au niveau national et 3,894 % dans la capitale économique. Sur une base annualisée, les projections de l’Indice des prix à la consommation (IPC) des ménages situent l’inflation à 9,979 % pour l’ensemble du pays et à 10,120 % spécifiquement pour Kinshasa.
Ces derniers chiffres mettent en lumière une volatilité persistante du panier de la ménagère congolaise, bien que les indicateurs globaux restent sous la barre symbolique des deux chiffres. Plusieurs enseignements majeurs peuvent être tirés de cette note de conjoncture comme : la surchauffe kinoise; la ville continue de subir une pression inflationniste plus forte que le reste des provinces, avec une projection annuelle (10,120 %) qui dépasse la moyenne nationale. Cela s’explique par la dépendance continue de la capitale vis-à-vis des produits d’importation, une accélération à surveiller; car le rebond successif des taux hebdomadaires tant au niveau national qu’urbain montre que les mesures de stabilisation monétaire de la Banque Centrale du Congo (BCC) font face à des chocs d’offre ou à des tensions sur le marché des changes, le défi du pouvoir d’achat ; avec un cumul qui frôle déjà les 4 % en moins de cinq mois, le maintien du pouvoir d’achat des fonctionnaires et des ménages modestes constituera le principal défi économique du gouvernement pour le reste de l’année 2026.
Notons que, les prochains relevés hebdomadaires de l’Indice des prix à la consommation permettront de vérifier si cette accélération du mois de mai constitue un choc temporaire ou le début d’une tendance inflationniste plus structurelle pour le second semestre 2026.












