Par Siméon Isako et Medina
Le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo s’invite officiellement au sommet de l’organe consultatif de la RDC. Lors de son discours de clôture de la session ordinaire d’avril, prononcé ce lundi 1ᵉʳ juin 2026 à Kinshasa, le président du Conseil Économique et Social (CES), Jean-Pierre Kiwakana Kimayala, a formellement abordé la question de la révision ou du changement de la Constitution. Face aux crises lourdes qui pèsent sur le quotidien des Congolais, le président du CES estime légitime d’adapter la loi fondamentale lorsque le corps social le réclame.
Cette prise de position, issue de la page 26 du bilan officiel de l’institution, s’éloigne des passions partisanes pour ancrer la réflexion sur le terrain exclusif de l’intérêt général et de la bonne gouvernance .
Pour Jean-Pierre Kiwakana, l’évolution constante de l’actualité impose des choix cruciaux qui façonneront, de manière irréversible, le destin des générations à venir. Le président du CES établit un lien direct entre l’efficacité des politiques publiques, le bien-être collectif et la structure de l’État .
La position défendue par le CES s’articule autour de principes clairs à savoir : Le droit des populations : le peuple est pleinement en droit d’exiger une bonne gouvernance dont la qualité découle directement de la loi fondamentale, la métaphore biologique ;le président du CES compare la Constitution aux racines d’un arbre qui alimentent le pays. « Quoi de plus normal que de soigner et d’entretenir ces racines lorsque le corps le réclame pour sa survie », a martelé le président de l’institution .
Le refus de l’incurie : Face aux urgences vitales économiques, éducatives et sécuritaires, le pays ne peut pas se payer le luxe de céder à l’immobilisme idéologique.
Tout en validant la nécessité d’intervenir sur les textes juridiques fondamentaux, le président du Conseil Économique et Social a fixé un cadre méthodologique strict pour la conduite des réformes. Le CES exige que les discussions politiques autour d’un changement de Constitution quittent le terrain de la haine et des ambitions personnelles.
L’institution préconise une approche scientifique et bienveillante occupée exclusivement par l’avenir des 100 millions de Congolais,une inclusivité totale permettant à toutes les forces vives de la nation de s’exprimer de manière républicaine afin de préserver la cohésion sociale et l’intégration des réformes urgentes liées à la fiscalité, à la justice et à la décolonisation mentale au cœur du nouveau projet de société .
En liant ainsi la réforme constitutionnelle à la résolution des dysfonctionnements systémiques qui rongent le pays depuis des décennies, le CES tente de rationaliser le débat politique national. Pour Jean-Pierre Kiwakana, le respect des opinions divergentes n’est pas un signe de faiblesse, mais le préalable indispensable pour couler les nouvelles règles du jeu républicain dans un béton juridique solide et durable




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