Les États-Unis ont annoncé mardi des sanctions ciblées contre deux responsables de groupes armés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo. Washington accuse ces dirigeants du M23 et des FDLR d’être impliqués dans de graves violations des droits humains et estime que leurs activités contribuent à l’instabilité persistante dans la région des Grands Lacs.
Les États-Unis ont annoncé, mardi 3 juin, de nouvelles sanctions visant deux hauts responsables de groupes armés actifs dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre de leur politique de lutte contre l’insécurité et les violations des droits humains dans la région.
Selon un communiqué du Département d’État américain, les mesures concernent Gustave Kubwayo, commandant d’une unité de renseignement et d’opérations spéciales des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ainsi que John Imani Nzenze, chef du renseignement du Mouvement du 23 mars (M23).
Washington estime que ces deux responsables jouent un rôle important dans des activités qui alimentent les violences dans l’est de la RDC. « Les États-Unis prennent de nouvelles mesures pour faire face aux menaces qui pèsent sur la stabilité et la prospérité dans l’est de la République démocratique du Congo », a déclaré Thomas Pigott, porte-parole du Département d’État.
Les autorités américaines accusent Gustave Kubwayo d’être impliqué dans des violences à caractère ethnique contre des civils, le recrutement d’enfants soldats, des violences sexuelles ainsi que des attaques transfrontalières menées par les FDLR. Le groupe armé est régulièrement pointé du doigt pour son implication dans l’insécurité qui sévit dans plusieurs provinces de l’est congolais.
Concernant John Imani Nzenze, Washington lui reproche son rôle au sein du M23, mouvement rebelle accusé de multiples exactions contre les populations civiles. Les États-Unis évoquent notamment des meurtres, des violations graves des droits humains et des attaques contre des communautés locales dans les zones sous influence du groupe.
Cette décision intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour tenter de mettre fin au conflit qui secoue l’est de la RDC depuis plusieurs années. Les États-Unis réaffirment leur soutien aux initiatives régionales et internationales visant à restaurer la paix, la sécurité et la stabilité dans cette partie du pays.













