Par Medina
Le dispositif de transit humanitaire mis en place par la République démocratique du Congo continue de tourner à plein régime. Dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2026, quatre ressortissants de nationalité péruvienne ont officiellement quitté la capitale congolaise par voie aérienne pour regagner le Pérou. Ces migrants faisaient partie du groupe de personnes expulsées par l’administration des États-Unis et accueillies temporairement sur le sol congolais dans le cadre d’un accord humanitaire international.
Ces départs, confirmés par des sources gouvernementales de premier plan, portent désormais à six le nombre total de retours définitifs enregistrés depuis l’activation de ce transit migratoire exceptionnel.
La coordination interministérielle chargée du suivi de ces passagers temporaires fonctionne de manière séquentielle et sécurisée. Avant le départ de cette cohorte péruvienne, le dispositif avait déjà facilité le rapatriement de deux ressortissants de nationalité colombienne :
Le premier citoyen colombien a été reconduit dans son pays d’origine dans le courant du mois de mai 2026.
Le second ressortissant colombien a quant à lui embarqué au début de ce mois de juin.Tous ont fait l’objet d’un encadrement consulaire rigoureux à Kinshasa, incluant la délivrance de documents de voyage d’urgence et la planification de leurs plans de vol de retour vers l’Amérique latine, sans qu’aucun incident logistique n’ait été signalé par la Direction Générale de Migration (DGM).
Face aux interrogations initiales de l’opinion publique sur les motivations de cet accueil, les autorités gouvernementales congolaises tiennent à rappeler les garde-fous juridiques et politiques qui encadrent ce protocole :Une mesure exceptionnelle et transitoire : La RDC n’agit pas comme une terre d’asile définitive pour ces expulsés des États-Unis, mais uniquement comme une plateforme logistique pivot de transit, un calendrier limité dans le temps ; les conventions signées stipulent que la durée de séjour de chaque ressortissant sur le sol congolais doit être la plus courte possible, le temps d’organiser techniquement les liaisons aériennes vers leurs États d’origine et un objectif de facilitation; ce mécanisme vise exclusivement à offrir un dispositif d’accueil temporaire pour garantir des retours dignes, sécurisés et conformes aux standards du droit international de la migration.
À travers la réussite de ces premières vagues de départs, Kinshasa démontre sa capacité à gérer des flux migratoires complexes et réaffirme sa position de partenaire responsable dans les dynamiques de gestion des crises humanitaires mondiales.













