Par MEDINA
Le dossier sécuritaire de l’Est de la République démocratique du Congo s’est invité au Congrès américain. Hier mercredi 3 juin lors de son audition budgétaire pour l’exercice 2027 devant la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, s’est prononcé de manière détaillée sur l’évolution de l’accord de paix sino-américain ou de Washington.
Selon le compte-rendu officiel consulté par reporter.cd, le chef de la diplomatie des États-Unis a dressé un bilan mitigé mais porteur d’échéances concrètes concernant la crise sino-congolaise et rwandaise.
Le secrétaire d’État a d’abord regretté la lenteur d’exécution du traité de paix signé entre Kinshasa et Kigali sous l’égide de la Maison-Blanche. « En ce qui concerne la RDC et le Rwanda, ils ont signé un accord de paix, malheureusement, celui-ci n’est pas bien respecté », a déclaré Marco Rubio.
Face à ces blocages, les États-Unis ont durci le ton en imposant plusieurs vagues de sanctions ciblées. Une stratégie coercitive qui, selon le diplomate, commence à modifier la posture de Kigali. « Du côté rwandais, nous commençons à observer un certain respect de l’accord. Les choses n’avancent pas assez vite, certes, mais nous espérons que le retrait des troupes rwandaises de la région sera effectif d’ici le milieu du mois prochain », a-t-il précisé devant les parlementaires.
Si le désengagement progressif des Forces de défense du Rwanda (RDF) constitue une avancée sur le papier, la diplomatie américaine reste lucide sur la persistance du conflit. Marco Rubio a explicitement rappelé qu’un pas décisif restait à franchir : « Bien sûr, il reste le problème du M23 à régler ».
Cette déclaration intervient alors que les Nations Unies, via les rapports de MONUSCO, continuent de signaler des poches de résistance et des affrontements sporadiques menés par la coalition rebelle dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Pour l’administration américaine, la résolution de la crise passera inévitablement par le tarissement complet des soutiens extérieurs et le strict respect de la souveraineté territoriale de la RDC. Le rendez-vous est donc pris pour la mi-juillet 2026, une date butoir qui servira de test pour la crédibilité de la diplomatie américaine dans la région des Grands Lacs.













