Les régies financières de la République démocratique du Congo ont mobilisé près de 2.000 milliards de francs congolais au cours du mois de mai 2026. Cette performance, portée notamment par les recettes fiscales et le dynamisme du commerce extérieur, intervient alors que les recettes cumulées de l’État affichent un niveau supérieur aux prévisions budgétaires
Par Pierre Kabakila
Les recettes publiques de la République démocratique du Congo ont atteint 1.994,6 milliards de francs congolais (CDF), soit environ 879,3 millions de dollars américains, au cours du mois de mai 2026. Ces chiffres ressortent de la dernière note de conjoncture de la Banque centrale du Congo (BCC), qui fait état d’une mobilisation soutenue des ressources internes.
La Direction générale des impôts (DGI) demeure le principal pourvoyeur des recettes de l’État. Elle a collecté 974,3 milliards de CDF, représentant près de la moitié des recettes mobilisées durant la période. La Direction générale des douanes et accises (DGDA) a, pour sa part, généré 581,6 milliards de CDF, tandis que la Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participation (DGRAD) a enregistré 438,6 milliards de CDF.
Selon la Banque centrale, cette dynamique s’explique notamment par le paiement des acomptes provisionnels de l’Impôt sur les bénéfices et profits (IBP), ainsi que par l’intensification des activités liées au commerce extérieur.
Au cumul, les recettes publiques mobilisées depuis le début de l’année ont atteint 12.412,1 milliards de francs congolais à la date du 28 mai 2026, soit un niveau supérieur de 1,8 % aux prévisions établies par les autorités financières.
Parallèlement, les dépenses publiques se sont élevées à 3.663,9 milliards de francs congolais au cours de la période examinée. Les rémunérations des agents et fonctionnaires de l’État ont absorbé 1.157,7 milliards de CDF, tandis que les charges financières ont représenté 37,2 milliards de CDF.
Ces résultats traduisent une amélioration de la mobilisation des recettes intérieures, dans un contexte où le gouvernement cherche à renforcer sa capacité de financement et à soutenir ses engagements budgétaires.













