RDC : le CSAC pose un embargo de 30 jours sur le pasteur Jules Mulindwa pour des «propos injurieux»

RDC : le CSAC pose un embargo de 30 jours sur le pasteur Jules Mulindwa pour des «propos injurieux»

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a suspendu le pasteur Jules Mulindwa, responsable de l’église Lumière du Monde Cité de Refuge, des médias pour une durée de 30 jours. Cet embargo fait suite au refus de ce dernier de répondre à la convocation du CSAC au sujet des faits qui lui sont reprochés.

Par Patient MBY

Cette décision est contenue dans un communiqué daté de ce jeudi 04 juin, parvenu à REPORTER.CD. Le CSAC a imposé ce black-out médiatique au pasteur Jules Mulindwa, sur fond de propos jugés injurieux, méprisants et discriminatoires à l’endroit des opposants, lors d’une prédication devant ses fidèles à Kinshasa.

Pour l’organe de régulation des médias, les déclarations du pasteur sont inappropriées et violent les bonnes mœurs, alors que Jules Mulindwa, en tant qu’éducateur, est censé protéger les téléspectateurs, notamment les enfants qui suivent ses enseignements.

Dans cette prêche, le représentant légal de l’église Lumière du Monde Cité de Refuge avait déclaré qu’au Congo, il n’y a pas d’opposants, mais seulement des sorciers. Ajoutant que tous ceux qui s’opposent au projet de changement de la Constitution initié par l’Union sacrée de la Nation sont « des stupides ». Des déclarations qui ont défrayé la chronique, relançant le débat sur la conciliation entre le ministère évangélique et la politique.

Appelé à s’expliquer devant le CSAC, Jules Mulindwa a rejeté la convocation. En revanche, le CSAC a interdit aux directeurs des programmes de tous les médias opérant en RDC de recevoir le pasteur mis en cause sur leurs plateaux et de diffuser ses contenus pendant 30 jours, menaçant de sanctionner les contrevenants.

Selon le CSAC, cette décision vise à amener les acteurs politiques et sociaux à se conformer à la loi sur les médias et la communication. Elle intervient dans un contexte où l’État a élargi les mécanismes judiciaires sur les plateformes numériques afin d’assainir son cyberespace, envahi notamment par les insultes, les discours de haine et la diffamation.

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