RDC : Eve Bazaiba interdit les kermesses et activités festives dans les centres sociaux publics

RDC : Eve Bazaiba interdit les kermesses et activités festives dans les centres sociaux publics

Face à la multiplication des événements festifs organisés dans les Centres de Promotion Sociale (CPS) et autres structures relevant de son ministère, la ministre d’État aux Affaires sociales, Eve Bazaiba Masudi, a décidé d’interdire formellement ces activités sur l’ensemble du territoire national. Une mesure destinée à préserver la vocation sociale et humanitaire de ces infrastructures publiques.

Par la rédaction

Dans une note circulaire datée du 5 juin 2026, la ministre d’État aux Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Eve Bazaiba Masudi, a annoncé l’interdiction immédiate des kermesses, concerts, soirées dansantes et autres manifestations festives dans tous les Centres de Promotion Sociale (CPS), foyers, instituts et sites placés sous la gestion de son ministère.

La ministre motive sa décision par le constat d’une prolifération d’activités à caractère festif et commercial au sein de ces établissements publics, pourtant destinés à l’encadrement des personnes vulnérables, à la rééducation, à la formation et à l’exécution des programmes sociaux du gouvernement.

« Ces infrastructures publiques ont été affectées exclusivement à des missions sociales et humanitaires », rappelle le document, qui souligne la nécessité de mettre fin à toute utilisation jugée incompatible avec leur vocation première.

Selon la circulaire, cette mesure poursuit plusieurs objectifs, notamment la préservation du caractère humanitaire des institutions sociales, la protection des bénéficiaires et pensionnaires accueillis dans ces centres, ainsi que la sauvegarde du patrimoine immobilier et du matériel appartenant à l’État.

Le ministère annonce par ailleurs l’annulation automatique de toutes les autorisations ou conventions précédemment accordées pour l’organisation de telles activités dans les sites concernés.

L’Inspection générale des Affaires sociales ainsi que les responsables administratifs à tous les niveaux sont chargés d’assurer l’application stricte de cette décision en collaboration avec les autorités locales.

Le document prévient enfin que tout responsable de site ou organisateur qui enfreindrait cette interdiction s’expose à des sanctions administratives, disciplinaires et, le cas échéant, à des poursuites judiciaires pour utilisation irrégulière des biens de l’État.

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