Par Emmanuel Medina
Sous la direction du président togolais Faure Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine, les acteurs régionaux et internationaux se réunissent du 7 au 8 juin à Lomé. L’objectif est d’harmoniser les efforts diplomatiques pour la stabilité de la région des Grands Lacs.
La capitale togolaise, Lomé, accueille depuis hier la réunion semestrielle d’évaluation de l’Union africaine (UA) dédiée à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs. Ce rendez-vous de deux jours rassemble les principaux facilitateurs africains et des représentants des Nations unies engagés dans les dynamiques de paix régionales.
Convoquée à l’initiative du médiateur et des facilitateurs de l’UA mandatés par le Togo, cette rencontre vise à dresser le bilan des initiatives de paix en cours. Trois priorités guident les échanges : L’examen des progrès et l’identification des obstacles majeurs à la mise en œuvre des accords de paix, la planification des prochaines étapes pour dynamiser les actions de stabilisation sur le terrain et le renforcement de la coordination opérationnelle entre les partenaires régionaux et les institutions internationales.
La présence de James Swan, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la MONUSCO, ainsi que de Huang Xia, envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs, souligne la volonté de créer une meilleure synergie entre les Nations unies et l’Union africaine.
Les travaux se déroulent sous l’égide de Faure Gnassingbé, président du Togo et médiateur désigné par l’UA. Pour l’accompagner dans sa mission de dialogue, un panel de facilitateurs et de figures politiques du continent a fait le déplacement :Olusegun Obasanjo ancien président du Nigeria et Uhuru Kenyatta ancien président du Kenya, tous deux membres du panel officiel de l’UA, puis Sahle-Work Zewde ancienne présidente de l’Éthiopie, Mokgweetsi Masisi ancien président du Botswana et Catherine Samba-Panza ancienne présidente de la République centrafricaine.
Cette concentration de diplomates de haut rang témoigne de l’importance politique accordée par l’organisation continentale à la résolution durable d’un conflit qui continue de fragiliser le tissu humanitaire et économique de la RDC et de ses voisins.
Alors que les initiatives de paix se superposent souvent sans résultats concrets sur le terrain, ce sommet de Lomé tente d’imposer une méthodologie plus rigoureuse par des évaluations semestrielles. Le défi majeur reste désormais de traduire ces discussions diplomatiques de haut niveau en un cessez-le-feu effectif et durable dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.













