Par Emmanuel Medina
Après les restrictions imposées par les États-Unis, les autorités canadiennes suspendent l’entrée de tous les détenteurs d’un passeport congolais pour une durée de trois mois. Cette mesure frappe de plein fouet l’équipe nationale de football de la République démocratique du Congo, bloquant plusieurs cadres et membres du staff technique.
L’étau diplomatique se resserre autour des voyageurs de la République démocratique du Congo (RDC). Dans la foulée d’une mesure de restriction de 21 jours récemment décrétée par les États-Unis, le gouvernement du Canada a pris la décision radicale de soumettre tous les détenteurs d’un passeport congolais à une interdiction stricte d’entrée sur son territoire pour une période de 90 jours.
Cette décision administrative globale engendre des répercussions immédiates sur le calendrier des sélections sportives nationales, et particulièrement sur les joueurs de la sélection de football, les Léopards.
Selon les informations rapportées par le média spécialisé Leopardactu, cette décision canadienne s’applique sans exception aux sportifs professionnels voyageant sous pavillon congolais. Parmi les internationaux directement privés d’autorisation de séjour au Canada figurent des figures majeures de l’effectif :Chancel Mbemba,Edo Kayembe,Fiston Mayele,Bryan Cipenga et Meschack Elia
Au-delà des joueurs évoluant sur le terrain, cette mesure administrative paralyse également l’organisation logistique de la sélection nationale. Plusieurs membres clés du staff technique des Léopards, également détenteurs d’un passeport de la RDC, se voient refuser l’accès au sol canadien pour la même période.
Cette double restriction nord-américaine intervient dans un moment charnière pour les délégations sportives et diplomatiques de la RDC. Elle oblige la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) à revoir en urgence ses plans pour d’éventuels rassemblements, matchs amicaux ou stages de préparation initialement planifiés ou transitant par l’Amérique du Nord. Les joueurs binationaux possédant un passeport européen ou canadien restent, pour leur part, les seuls en mesure de contourner cette directive.













