Par Emmanuel Medina
Les relations bilatérales entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Libéria connaissent une impulsion majeure. Ce mardi 16 juin 2026, la ministre d’État congolaise aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, s’est entretenue à Monrovia avec son homologue libérienne, Sara Frances Beysolow Nyanti. Les discussions ont jeté les bases d’un renforcement multisectoriel et d’une coordination diplomatique accrue au niveau international.
Selon le communiqué officiel consulté par reporter.cd, les échanges ont principalement ciblé quatre secteurs clés de développement à savoir : l’agriculture pour le partage d’expertises pour la sécurité alimentaire, les mines pour la gestion et valorisation des ressources extractives, la santé pour une mutualisation des efforts face aux défis sanitaires et le transports pour une amélioration des connexions logistiques.
Cette dynamique se matérialisera très prochainement par la signature formelle d’un Accord général de coopération et d’un Mémorandum d’entente dédié aux consultations politiques et diplomatiques.
Sur le plan multilatéral, les deux ministres ont accordé leurs violons au sein du bloc des pays africains (A3) au Conseil de sécurité des Nations Unies. L’objectif est de défendre d’une seule voix les intérêts stratégiques du continent.
L’année 2026 s’annonce charnière pour les deux nations qui assureront tour à tour la présidence de cet organe onusien : En juillet 2026 la RDC prendra la présidence et axera ses priorités sur les liens étroits entre la gouvernance des ressources naturelles, le changement climatique et les conflits et en décembre 2026 le Libéria lui succédera pour clore l’année.
Ce rapprochement marque la volonté de Kinshasa et de Monrovia de peser plus lourdement sur la scène géopolitique africaine et mondiale et le succès de cette nouvelle alliance reposera désormais sur la rapidité de la mise en œuvre de l’accord général de coopération attendu. Alors que l’échéance de la présidence congolaise du Conseil de sécurité approche à grands pas pour ce mois de juillet, les yeux des observateurs sont désormais rivés sur la signature effective de ces protocoles, actant le début d’une nouvelle ère pour l’axe Kinshasa-Monrovia.













