Haut-Katanga : la grève s’enracine dans les hôpitaux publics une semaine après son déclenchement

Haut-Katanga : la grève s’enracine dans les hôpitaux publics une semaine après son déclenchement

La grève déclenchée par le Syndicat des médecins du Congo (SYMECO), dans le Haut-Katanga se poursuit dans les hôpitaux publics. Une semaine après son lancement, de nombreux médecins ont cessé leurs activités pour appliquer le mot d’ordre de « hôpitaux sans médecins » dans les structures sanitaires publiques.

Par Patient MBY

À l’hôpital général Jason Sendwe, le mouvement est largement suivi. Les couloirs et les salles d’interventions chirurgicales sont presque dépourvus de médecins. Selon une source interne, quelques praticiens passent brièvement dans la journée pour accomplir certaines tâches avant de repartir, laissant la prise en charge des patients aux médecins stagiaires et aux infirmiers.

« La grève est maintenue. Il y a des médecins qui viennent pendant quelques heures avant de rentrer pour éviter d’écoper de sanctions de la part du Synamed, initiateur du mouvement. Ils travaillent seulement pendant une partie de la journée et, la nuit, il n’y a pratiquement personne », a confié une source de l’hôpital général Jason Sendwe, sous couvert d’anonymat.

Alors que le Syndicat des médecins du Congo (Symeco) avait décrété un service minimum, la même source affirme que tous les services de l’hôpital restent ouverts. Toutefois, ils sont principalement assurés par les médecins stagiaires et les infirmiers. L’établissement ne dispose plus de médecins de garde.

« Tous les services sont fonctionnels, mais la charge repose sur les médecins stagiaires et les infirmiers. Les médecins titulaires ne s’occupent plus de certaines tâches parce qu’ils ne sont pas encore régularisés », a ajouté la même source.

Le vendredi 3 juillet, le bureau exécutif du Synamed/Haut-Katanga avait lancé un mouvement de grève sous le format de la « polarisation des urgences ». Ce mouvement devait suivre un calendrier rotatif de sept jours impliquant plusieurs hôpitaux et centres hospitaliers publics. Les grévistes avaient instauré un service minimum pour la prise en charge des malades, confié aux médecins directeurs et aux chefs de staff.

En parallèle, le Synamed a déclenché une grève plus radicale, baptisée « hôpitaux sans médecins », afin d’accentuer la pression sur les autorités pour obtenir satisfaction aux revendications contenues dans le cahier des charges déposé auprès du gouvernement il y a trois ans.

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