RDC : l’UDPS désavoue André Mbata pour l’appel à manifester du 22 juillet

RDC : l’UDPS désavoue André Mbata pour l’appel à manifester du 22 juillet

Le malaise persiste au sein de la majorité présidentielle. Alors que le secrétaire permanent de l’Union sacrée, le professeur André Mbata, a appelé à une manifestation le 22 juillet pour contrer l’opposition, le président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, a désavoué cette démarche ce mardi 14 juillet.

Par Patient MBY

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), par l’entremise de son secrétaire général, Augustin Kabuya, a démenti un appel à manifester sur Top Congo FM. Augustin Kabuya affirme que la date du 22 juillet avait déjà été retenue par la coalition Article 64 pour sa marche « pacifique ». Il exhorte la police à sécuriser les manifestants et la presse à assurer la couverture médiatique afin de dénoncer d’éventuels dérapages.

« L’UDPS ne peut pas tomber dans un tel piège. L’opposition a déjà demandé à l’Hôtel de Ville l’autorisation de marcher. C’est à la police de mettre tous les moyens en œuvre pour sécuriser cette manifestation. Qu’elle mette des drones pour couvrir cette marche afin de voir s’il y a des dérapages », a-t-il déclaré.

Le 11 juillet, le secrétaire permanent de l’Union sacrée avait appelé à une mobilisation nationale des partis et regroupements politiques de la plateforme du président de la République pour « défendre les acquis de la démocratie » et réaffirmer l’attachement de la majorité présidentielle au respect de la volonté du peuple. Le démenti apporté par Kabuya à cette initiative met en lumière des fissures qui fragilisent la majorité présidentielle, dans un contexte marqué par le débat sur la réforme constitutionnelle.

Pour Kabuya, marcher le 22 juillet revient à empiéter sur une date déjà réservée par l’opposition. La coalition Article 64 a prévu une marche d’envergure vers le Palais de la Nation pour exiger la démission de Félix Tshisekedi et protester contre le projet de changement de la Constitution, ainsi que contre la promulgation de la loi référendaire, jugée controversée.

En dépit des consultations de Bujumbura et des perspectives d’un dialogue inclusif, la C-64 poursuit ses actions pour la défense de l’ordre constitutionnel. Favorables à la proposition du président Évariste Ndayishimiye de discuter autour de la table avec le régime en place de la crise politique et sécuritaire actuelle, les leaders de l’opposition ont exigé le retrait du projet de modification de la loi fondamentale et la décrispation du climat politique. Des conditions qui semblent difficiles à accepter par l’Union sacrée.

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