Par Siméon Isako et Emmanuel Medina
Dans le cadre de l’opération d’assainissement de la capitale, la Police de salubrité publique a détruit ce lundi 13 juillet 2026 les installations anarchiques qui servaient également de refuge aux délinquants.
La Police d’assainissement et salubrité publique de la ville de Kinshasa est passée à l’action en démantelant complètement le marché pirate qui s’était installé aux abords immédiats de l’entrée du Stade des Martyrs. Cette opération coup de poing s’inscrit dans la droite ligne de la lutte contre l’occupation anarchique des espaces publics et l’insécurité qui ronge la capitale congolaise. Menée sous la direction du Major Michel Atiakumu, commandant de la police d’assainissement, l’intervention n’a laissé aucune chance aux installations illégales. Plusieurs constructions de fortune, comprenant des étals de fortune, des commerces improvisés et des baraquements en tôles, ont été démolis par les forces de l’ordre. Le site, pourtant officiellement interdit à toute activité commerciale, s’était progressivement transformé en une zone de non-droit au vu et au su de tous.
Au-delà de l’aspect esthétique et de la salubrité publique, cette opération revêtait un enjeu sécuritaire majeur pour le district de la Funa. Selon les autorités policières, ce marché pirate s’était métamorphosé en un point de ralliement stratégique pour les gangs urbains.
« Cet endroit s’est transformé en lieu de rencontre des Kuluna qui opèrent notamment au niveau du Pont Cabu et du marché Zigida avant de venir s’y réfugier », a révélé le Major Michel Atiakumu.
En libérant cet espace, la police espère asphyxier les réseaux de banditisme qui ciblent régulièrement les passants et les automobilistes dans ce secteur à forte affluence.
Cette descente sur le terrain matérialise les instructions fermes données par le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC) et le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki. Déterminé à redorer le blason de la capitale, l’exécutif provincial affiche sa volonté de fluidifier la circulation routière et d’imposer un cadre de vie plus sain aux Kinois.
Face à la résistance passive de certains commerçants, le commandement de la police d’assainissement a lancé un avertissement final : « Nous demandons aux Kinoises et Kinois de libérer volontairement les emprises publiques, faute de quoi ils s’exposeront à la rigueur de la loi », a martelé le Major Atiakumu. La ville prévient que d’autres artères de Kinshasa connaîtront le même sort dans les jours à venir.













