Nord-Kivu : 14 civils tués en 48 heures dans deux attaques attribuées aux ADF à Mangina

Nord-Kivu : 14 civils tués en 48 heures dans deux attaques attribuées aux ADF à Mangina

Par Charles Muhindo

La cité de Mangina, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), a de nouveau été endeuillée par une attaque des djihadistes ADF. En moins de 24 heures, ce groupe armé a mené 2 incursions dans cette zone, faisant plusieurs morts, notamment des civils.

La première attaque a eu lieu dans la nuit du mardi au mercredi 15 juillet 2026. Des combattants ADF ont fait irruption dans la commune de Mangina, tuant au moins 4 habitants. Après cette attaque, les autorités ont appelé la population au calme, assurant que la situation était sous contrôle et que des dispositions étaient prises pour parer aux éventualités.

Mais quelques heures plus tard, dans la nuit du mercredi au jeudi 16 juillet, les assaillants sont revenus dans la même commune. Cette nouvelle attaque a visé plusieurs quartiers, notamment Makukulu et Malipizo, selon des sources locales. Au moins 10 civils ont été tués lors de cette seconde incursion et plusieurs maisons et biens ont été incendiés.

Avec ces 2 attaques successives, le bilan de Mangina s’est ainsi alourdi. En l’espace de 48 heures, au moins 14 civils ont perdu la vie dans ces attaques terroristes. Face à cette situation, plusieurs habitants ont commencé à fuir leurs maisons, craignant de nouvelles attaques.

Mais, l’ADF n’a pas visé que Mangina. Peu avant, d’autres incursions ont également été signalées dans des villages proches, notamment à Sayo, Mutube. Puis, après Mangina, Kalibo, sur l’axe Beni-Mangina, a aussi été ciblé. Des maisons ont été incendiées et d’autres habitants ont abandonné les lieux.

L’ADF continue d’opérer dans le territoire de Beni et dans l’Ituri malgré les opérations militaires lancées depuis novembre 2021 par les FARDC et l’armée ougandaise. Alors que ces opérations conjointes avaient pour objectif de neutraliser ce groupe armé, les attaques contre les civils n’ont jamais faibli. Bien au contraire.

L’ADF, qui a prêté allégeance à l’État islamique depuis 2017 sous la direction de Musa Seka Baluku, continue de revendiquer la plupart de ses attaques à travers les canaux de communication liés à cette organisation terroriste. Le groupe reste actif dans plusieurs zones du Nord-Kivu et de l’Ituri, où il s’en prend régulièrement aux populations civiles.

Alors que l’attention est souvent tournée vers d’autres conflits dans l’est de la RDC, notamment la guerre du M23, les massacres attribués aux ADF continuent de coûter des vies humaines. La population locale appelle à des actions plus efficaces pour mettre fin à ces violences qui durent depuis bientôt 12 ans.

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