La Belgique apporte son soutien à l’initiative du président Félix Tshisekedi de convoquer un dialogue national inclusif afin de désamorcer la crise sécuritaire et politique en République démocratique du Congo. La position de Bruxelles a été exprimée par le ministre belge des Affaires étrangères dans un message publié sur son compte X, ce mercredi 22 juillet.
Par Patient MBY
La Belgique encourage le processus en vue d’un dialogue sous la médiation de la CENCO-ECC. Selon Maxime Prévot, Bruxelles a toujours prôné cette option de résolution pacifique des conflits.
« Le lancement prochain d’un dialogue politique inclusif en RDC, tel qu’annoncé par les autorités et les confessions religieuses, est encourageant. La Belgique soutient de longue date cette démarche essentielle pour l’unité et la cohésion nationale face aux défis majeurs du pays », a-t-il écrit sur son compte X.
Le chef de la diplomatie belge exhorte tous les acteurs congolais impliqués dans la crise à jouer leur rôle avec « responsabilité » et dans « un esprit de bonne foi et d’engagement » afin de favoriser le retour de la paix dans l’Est du pays, en proie aux hostilités entre les FARDC et les rebelles de l’AFC-M23 soutenus par le Rwanda, ainsi que la stabilité et le respect des principes démocratiques.
La République démocratique du Congo est en passe d’organiser un énième dialogue national pour tenter de régler ses problèmes internes et faire face à l’agression rwandaise. Après les dialogues de Sun City et de la Saint-Sylvestre sous Joseph Kabila, le président Félix Tshisekedi a également choisi de réunir les filles et les fils du pays autour d’une même table afin de discuter des « causes profondes » de l’instabilité.
Les acteurs politiques concernés s’interrogent toutefois sur le format de ce dialogue et sur son caractère réellement inclusif, dans un contexte où le gouvernement entend exclure des discussions les acteurs ayant pris les armes. La C-64, plateforme de l’opposition, émet également des doutes sur la sincérité de l’Union sacrée de la nation à renoncer à son projet de révision de la Constitution, à l’origine de la création de cette coalition réunissant plusieurs figures de l’opposition, dont l’objectif est de défendre l’ordre constitutionnel.













