Par Emmanuel Medina
Le café arabica, l’un des fleurons de l’agriculture d’exportation de la République démocratique du Congo (RDC), confirme sa solidité sur l’échiquier mondial. Selon les dernières mercuriales du ministère du Commerce extérieur pour la semaine du 20 au 25 juillet 2026 consultée ce jeudi 23 juillet par REPORTER.CD, les cours de l’or noir congolais affichent une trajectoire ascendante particulièrement encourageante pour l’économie nationale.
Les données officielles indiquent que le kilogramme de café arabica se négocie désormais à 6,31 dollars américains. Cette cotation marque une progression de 4,12 % par rapport à la semaine précédente, où le prix se stabilisait à 6,06 dollars. Cette revalorisation rapide de la valeur marchande du café congolais témoigne de son excellente tenue et de son attractivité continue sur les places financières internationales.
Cette dynamique positive bénéficie directement aux zones productrices du pays. En RDC, la culture du café arabica est historiquement concentrée dans la région orientale, le long du littoral du lac Kivu. Ce bassin agricole majeur s’étend à cheval entre deux provinces clés le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Grâce à des conditions climatiques et géologiques idéales, ces provinces fournissent l’essentiel des volumes destinés aux marchés extérieurs.
D’après le rapport du Commerce extérieur, cette fluctuation positive résulte directement de la loi de l’offre et de la demande à l’échelle globale. Les experts soulignent que deux facteurs majeurs dictent les prix des produits agricoles, miniers et forestiers congolais qui sont : la régulation des flux mondiaux; l’équilibre des volumes disponibles face aux acheteurs internationaux et la fluidité de la chaîne d’approvisionnement; les conditions de transport et logistiques qui influencent directement la stabilité ou la hausse des cours.
Il sied de noter que, dans un contexte de diversification économique, cette performance du secteur agricole s’avère stratégique pour Kinshasa. Bien que les ressources minières dominent largement les exportations, les produits agricoles de rente demeurent un levier indispensable pour maximiser les recettes d’exportation. Une hausse prolongée des cours du café permet ainsi d’améliorer la balance commerciale de la RDC et de soutenir le pouvoir d’achat des exploitants locaux de l’Est du pays.













