RDC : Martin Fayulu réclame une enquête internationale sur les incidents du sit-in du 12 juin

RDC : Martin Fayulu réclame une enquête internationale sur les incidents du sit-in du 12 juin

Le président de l’ECiDé, Martin Fayulu, a réclamé l’ouverture d’une enquête internationale et indépendante sur les violences survenues lors du sit-in du 12 juin. L’opposant rejette les conclusions de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), qu’il juge dépourvues de crédibilité, et exige que la lumière soit faite sur le sort de plusieurs militants qu’il affirme avoir été enlevés.

Par Pierre Kabakila

Le président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu, a appelé samedi à l’ouverture d’une enquête internationale et indépendante afin d’établir les responsabilités dans les incidents survenus lors du sit-in de l’opposition organisé le 12 juin en République démocratique du Congo.

Invité du Space Live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, l’opposant a rejeté l’idée d’une commission mixte regroupant la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), la Coalition C64, la Police nationale congolaise (PNC) et des organisations de la société civile. Selon lui, seule une enquête menée par des instances indépendantes est en mesure de garantir la manifestation de la vérité.

« Il faut une enquête internationale, une enquête indépendante », a déclaré Martin Fayulu, estimant que le rapport publié par la CNDH ne reflète pas objectivement les faits.

Le leader de l’ECiDé a fondé sa demande sur le cas de trois militants qui, selon lui, auraient été enlevés devant le siège de son parti. Il affirme qu’un seul corps a été retrouvé, tandis que le sort des deux autres demeure inconnu. Refusant de communiquer leurs identités à la CNDH, il a invité les enquêteurs à interroger directement les services de police sur leur disparition.

Martin Fayulu a également rapproché cette affaire du dossier des charniers de Maluku, qu’il considère comme un précédent illustrant, selon lui, l’absence de réponses judiciaires dans certaines affaires sensibles. Il a réaffirmé la nécessité d’enquêtes indépendantes pour établir les responsabilités.

L’opposant a, par ailleurs, remis en cause la crédibilité de la Commission nationale des droits de l’homme, affirmant que son parti ne lui accorde aucune confiance. Il a demandé l’ouverture de poursuites judiciaires contre des éléments de la Force du Progrès et des policiers qu’il accuse d’avoir participé aux violences visant plusieurs figures de l’opposition, notamment lui-même, Delly Sessanga, Ados Ndombasi et Jean-Marc Kabund.

Ces déclarations interviennent alors que les circonstances exactes des incidents du 12 juin continuent de susciter des divergences entre les autorités, l’opposition et les organisations de défense des droits humains.

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