Les combats se poursuivent dans les hauts-plateaux du Sud-Kivu alors que plusieurs démarches sont menées pour tenter d’aboutir à un cessez-le-feu dans l’Est de la RDC. Le jeudi 30 juillet dernier, de nouveaux affrontements ont été signalés dans le territoire de Fizi, notamment dans la zone de Minembwe, mais aussi dans le territoire d’Uvira selon des sources locales.
Par Charles Muhindo
À Fizi, les Twirwaneho, alliés du M23 et des RED-Tabara, ont pris le contrôle de Kimete et Kibanja, 2 localités situées dans les hauts-plateaux de Minembwe, après le repli des FARDC et des combattants Wazalendo qui étaient présents dans la zone. La coalition rebelle a également annoncé le contrôle de ces 2 villages dans la journée du même jeudi.
L’armée accuse de nouveau les assaillants d’avoir utilisé des drones pour cibler plusieurs zones avant leur progression. Des biens des maisons de civils auraient alors été touchés.
Dans le territoire d’Uvira, les affrontements ont également opposé les FARDC, soutenues par les Wazalendo, aux combattants du M23. Selon des sources locales, ces derniers auraient repris Kigarama, dans le groupement de Rurambo. Dans le Sud-Kivu, les combats restent ainsi intenses sur plusieurs axes. Les troupes congolaises tentent de reprendre le dessus sur l’ennemi.
Ces affrontements continuent alors que les appels à la cessation des hostilités se multiplient et que des discussions sont engagées pour tenter de trouver une voie de sortie. La RDC et ses partenaires sont engagés dans plusieurs initiatives diplomatiques visant à obtenir la fin des combats dans l’Est du pays. Mais sur le terrain, les armes continuent de parler, les belligérants étant toujours restés hostiles.
Malheureusement, les populations paient le prix fort de ces affrontements, avec des déplacements qui provoquent une situation humanitaire difficile. La poursuite des combats montre ainsi que les efforts diplomatiques n’ont pas encore débouché sur la désescalade dans cette partie.. Alors que les autorités et les différents acteurs impliqués dans les processus de paix continuent de parler de cessez-le-feu, la situation n’a guère évolué positivement.













