RDC : Kinshasa affirme avoir obtenu l’adhésion des FDLR au processus de désarmement

RDC : Kinshasa affirme avoir obtenu l’adhésion des FDLR au processus de désarmement

Le gouvernement congolais affirme avoir franchi une étape importante dans le dossier des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Kinshasa assure que les responsables politiques et militaires du mouvement soutiennent désormais le processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement. Le calendrier des opérations reste toutefois en attente de validation.

Par Pierre Kabakila

Le gouvernement congolais veut accélérer le processus de désarmement des FDLR présents dans l’est de la République démocratique du Congo. Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a dans une interview accordée à RFI, affirmé que les responsables politiques et militaires du mouvement ont donné leur accord aux principes du protocole conclu fin juillet.

Selon le ministre, cette implication des dirigeants constitue une différence majeure avec les précédentes initiatives. Kinshasa veut en effet obtenir la participation directe des responsables du mouvement au processus de démobilisation.

Le protocole prévoit notamment la sensibilisation des combattants, leur désarmement et leur cantonnement. Le gouvernement présente cette démarche comme un processus volontaire.

Le calendrier reste à définir

Kinshasa dispose déjà d’un projet de plan opérationnel, d’un chronogramme et d’une proposition budgétaire. Les autorités doivent encore valider ces différents éléments avant le lancement effectif des opérations.

Floribert Anzuluni assure que le gouvernement souhaite avancer rapidement. Il évoque une situation urgente et affirme que Kinshasa veut mettre fin à la question des FDLR.

Le nombre exact de combattants concernés reste cependant inconnu. Les estimations disponibles varient fortement selon les sources. Le gouvernement prévoit donc une phase d’identification avant de déterminer les effectifs à démobiliser.

Une solution pour les combattants qui ne retourneront pas au Rwanda

Kinshasa affirme également avoir trouvé une alternative pour les combattants qui ne souhaiteraient pas retourner au Rwanda après leur démobilisation.

Selon Floribert Anzuluni, un pays africain a accepté d’accueillir certains de ces ex-combattants. Le gouvernement congolais n’a pas encore révélé son nom. Les discussions se poursuivent avant une éventuelle annonce officielle.

Les autorités congolaises envisagent ainsi deux options. Les combattants qui accepteront de rentrer au Rwanda pourront être rapatriés. Ceux qui refuseront ce retour pourraient être relocalisés dans un ou plusieurs pays.

Le gouvernement doit maintenant transformer les engagements politiques en opérations concrètes. La validation du calendrier, l’identification des combattants et la mise en place des sites de cantonnement restent parmi les principales étapes à franchir.

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