Par Emmanuel Medina
L’annonce de la demande de seconde lecture de la loi sur l’organisation du référendum par le Président Félix Tshisekedi suscite de nombreuses réactions au sein de la classe politique en République démocratique du Congo (RDC). Ce vendredi 14 août 2026, l’opposant Prince Epenge a qualifié cette décision de « petit pas dans la bonne direction », tout en appelant la population à maintenir une vigilance maximale.
Prince Epenge, figure de l’opposition congolaise, proche de Martin Fayulu et cadre de la coalition Lamuka, a réagi officiellement à l’initiative du chef de l’État de renvoyer le texte législatif devant le Parlement. Pour ce leader d’opinion, cet arbitrage présidentiel représente un fléchissement face aux pressions politiques : « C’est un petit pas, mais dans le sens de l’apaisement. Nous en prenons acte. Cependant, nous appelons notre peuple à la vigilance », a-t-il tempéré.
Cette décision suspend temporairement l’adoption en l’état du texte initialement porté par le député Ngondakoy, un projet qui cristallisait les tensions ces dernières semaines autour des soupçons de modification constitutionnelle.
Malgré cette concession du pouvoir exécutif, la coalition Lamuka refuse de désamorcer sa dynamique de contestation. Prince Epenge a expressément exhorté les citoyens à ne pas relâcher la pression sur les institutions, insistant sur le fait que la protection des acquis démocratiques demeure un processus de longue haleine.
« Nous appelons les Congolais, particulièrement les Kinois, à poursuivre la mobilisation. Car le combat pour le respect de la Constitution est encore entier et sera probablement long. C’est au prix du sang et de la sueur que nous avons obtenu le renvoi de la loi du député Ngondakoy », a rappelé l’opposant pour légitimer la stratégie de la rue.
Se tournant vers l’Assemblée nationale et le Sénat, qui devront réexaminer la loi en seconde lecture, Prince Epenge a lancé une mise en garde morale aux élus du peuple, les invitant à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des consignes partisanes. « Nous leur disons que, malgré les promesses qui leur ont été faites, il y a des valeurs et une Constitution à respecter », a-t-il martelé.
Il sied de noter que, cette prise de parole intervient dans un climat politique particulièrement lourd à Kinshasa, marqué par l’approche de l’expiration d’un ultimatum fixé par les principales plateformes de l’opposition pour la convocation d’un dialogue politique national inclusif.













