Procès FRIVAO : la partie civile réclame la condamnation de Constant Mutamba et Chançard Bolukola

Procès FRIVAO : la partie civile réclame la condamnation de Constant Mutamba et Chançard Bolukola

Par Emmanuel Medina

La partie civile a demandé, mercredi 19 août 2026, devant la Cour de cassation, la condamnation de Constant Mutamba et de Chançard Bolukola dans le dossier relatif à la gestion des fonds du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO). Elle réclame notamment la restitution intégrale des sommes présumées détournées ainsi que des dommages-intérêts correspondant à 50 % du montant du préjudice allégué.

Lors de l’audience consacrée aux plaidoiries, les avocats constitués en partie civile ont détaillé leurs prétentions contre l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, et l’ancien coordonnateur du FRIVAO, Chançard Bolukola.

Selon eux, les deux prévenus doivent répondre à la fois sur les plans pénal et civil pour les faits mis à leur charge. La partie civile estime avoir subi un préjudice financier important et sollicite, à ce titre, la restitution de l’intégralité des fonds publics qu’elle considère comme irrégulièrement décaissés.

Elle demande également la condamnation des prévenus au paiement de dommages-intérêts équivalant à 50 % du montant total présumé détourné et blanchi, ainsi que la prise en charge de l’ensemble des frais de justice engagés dans cette procédure.

Au cours de leurs plaidoiries, les avocats de la partie civile se sont appuyés sur les mouvements financiers qu’ils jugent irréguliers et sur les éléments recueillis au cours de l’instruction. Ils ont soutenu que les faits reprochés aux deux prévenus sont constitutifs de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux.

« La justice doit prévaloir, quand bien même le ciel devrait s’écrouler », a déclaré l’un des avocats de la partie civile, invitant la Cour à faire preuve de fermeté dans l’appréciation du dossier.

De leur côté, Constant Mutamba et Chançard Bolukola continuent de rejeter les accusations portées contre eux. L’ancien ministre de la Justice soutient avoir agi dans le respect des procédures légales et conteste les faits qui lui sont reprochés.

Cette audience marque une étape importante du procès, les débats étant désormais centrés sur l’appréciation juridique des responsabilités. La Cour de cassation devra déterminer si les éléments présentés permettent de caractériser les infractions retenues et, le cas échéant, fixer les sanctions et réparations éventuelles.

Très suivi par l’opinion publique, ce dossier est devenu l’un des symboles de la lutte contre la corruption et de la gestion des fonds destinés à l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC.

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