RDC : le gouvernement annonce une contre-expertise sur le cobalt après des soupçons de présence d’uranium

RDC : le gouvernement annonce une contre-expertise sur le cobalt après des soupçons de présence d’uranium

Par Emmanuel Medina

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé le lancement d’une vérification analytique contradictoire sur les exportations d’hydroxyde de cobalt, après la publication d’une étude évoquant la présence d’uranium dans ces produits miniers, selon un communiqué officiel consulté par REPORTER.CD

Saisi par la publication de cette étude et des reportages médiatiques qui ont suivi, le gouvernement, à travers le ministère des mines, a affirmé suivre ce dossier avec la plus grande attention. Face à l’écho international de cette affaire, le gouvernement a jugé indispensable d’apporter des clarifications techniques et réglementaires strictes pour rassurer l’opinion publique et les partenaires commerciaux de la RDC.

Pour désamorcer toute polémique, le communiqué officiel rappelle une réalité scientifique bien établie : la présence naturelle d’uranium dans les gisements de cuivre et de cobalt des provinces du Lualaba et du Haut-Katanga est un phénomène géologique connu de longue date par l’administration minière congolaise.

Liée directement à la genèse même des minerais exploités dans la ceinture de cuivre d’Afrique centrale, cette cohabitation minérale « ne constitue, à elle seule, ni une anomalie ni le fruit d’une démarche intentionnelle, ni même une violation des engagements internationaux », insiste le texte du ministère.

L’instauration d’une « vérification analytique contradictoire » vise précisément à mesurer avec exactitude les taux d’uranium présents dans les lots d’hydroxyde de cobalt destinés à l’exportation. En opposant les données de l’administration minière aux conclusions de l’étude externe, le gouvernement entend démontrer sa transparence et sa stricte conformité aux normes environnementales et de sécurité internationales.

Notons que, cette démarche réaffirme la volonté de l’État congolais de protéger la réputation de sa chaîne d’approvisionnement en minerais critiques, indispensables à la transition énergétique mondiale.

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