Par Emmanuel Medina
Le Conseil des ministres a adopté, le vendredi 29 août 2026, le projet d’ordonnance-loi portant organisation et réglementation du marché du carbone dans le pays. Cette décision vise à structurer ce secteur stratégique et à renforcer la souveraineté nationale sur le financement climatique.
Présenté par la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo, le texte modernise l’encadrement des activités écologiques en RDC. Selon le compte rendu officiel de la réunion, qui s’est tenue de 15h42 à 19h24, ce projet intègre directement les mécanismes de régulation et de supervision applicables au niveau international, notamment pour le marché volontaire du carbone.
L’un des piliers de cette réforme est la mise en place d’un cadre institutionnel dédié ainsi que la création d’un registre national du carbone. Ce dispositif est présenté comme un système souverain et hautement sécurisé. Il aura pour mission d’enregistrer de manière officielle les résultats d’atténuation des gaz à effet de serre et de contrôler leur éventuel transfert vers des partenaires internationaux.
L’adoption de ce projet de loi intervient au moment où la RDC, véritable « pays-solution », cherche à mieux valoriser son immense potentiel forestier et environnemental. Le futur cadre juridique permettra de répondre à plusieurs défis majeurs du secteur à savoir: le renforcement de la traçabilité des projets carbone sur l’ensemble du territoire, l’amélioration de la supervision administrative des opérateurs économiques, et la clarification des conditions de reconnaissance des réductions d’émissions de CO2.
Examinés de manière approfondie par les membres du gouvernement, les différents projets de textes de la ministre de l’Environnement ont été adoptés après débats et délibérations, certains ayant fait l’objet d’amendements techniques avant leur validation finale. Avec cette ordonnance-loi, les autorités congolaises verrouillent la gouvernance de leurs données environnementales et se positionnent de manière plus forte face aux investisseurs internationaux du marché du climat.












