Par Reagan Lebisabo
La situation humanitaire continue de se dégrader dans plusieurs zones du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, à la suite d’une nouvelle intensification des affrontements entre l’AFC-M23 et les forces gouvernementales. La société civile locale alerte sur l’afflux de civils vers les zones jugées plus sûres, notamment dans le territoire voisin de Walikale.
La nouvelle vague de combats enregistrée ces derniers jours dans plusieurs agglomérations des groupements de Nyamaboko 1 et Nyamaboko 2 entraîne un nouveau mouvement de populations civiles. Ces affrontements se déroulent notamment dans les secteurs d’Osso-Banyungu et de Katoyi, selon la coordination de la société civile de Masisi.
Dans une déclaration faite jeudi 10 septembre 2026, Télesphore Mitondeke, président de cette structure citoyenne, indique que plusieurs familles ont été contraintes d’abandonner leurs habitations pour échapper aux violences. Une partie de ces déplacés prend la direction du territoire de Walikale, où ils espèrent trouver un environnement plus sécurisé.
La situation est particulièrement préoccupante pour les femmes et les enfants, qui constituent une importante partie des personnes contraintes au déplacement. Une fois sur les routes ou dans les zones d’accueil, ces familles sont confrontées à de nombreuses difficultés, notamment l’accès limité à la nourriture, aux soins médicaux et aux abris.
Pour la société civile de Masisi, cette nouvelle vague de déplacement illustre la persistance de l’instabilité dans plusieurs zones du territoire. Des familles qui avaient déjà été affectées par les précédentes violences se retrouvent une nouvelle fois contraintes de quitter leurs milieux de vie, avec peu de garanties quant à leurs conditions d’accueil.
La coordination de la société civile appelle ainsi les autorités congolaises et la communauté internationale à renforcer les efforts en faveur de la sécurité et de la protection des civils. Elle estime que l’assistance aux déplacés doit également être renforcée dans les zones qui accueillent ces populations.
Dans les villages abandonnés comme sur les routes menant vers Walikale, l’urgence reste désormais la même : mettre les civils à l’abri avant que cette nouvelle vague de déplacements ne transforme une crise sécuritaire en une catastrophe humanitaire plus difficile encore à contenir.













