Par Reporter.cd
Lors de la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées, ce mardi 3 décembre 2034la ministre déléguée en charge des personnes avec handicap, Irène Esambo, a réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais à promouvoir l’inclusion sociale des personnes handicapées.
Dans son allocution, la ministre a souligné les avancées réalisées depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, notamment la mise en place d’un cadre juridique plus favorable et le lancement de plusieurs initiatives visant à améliorer la qualité de vie des personnes handicapées. Cependant, elle a également reconnu que des défis importants demeurent.
C’est dans ce contexte que la ministre a annoncé le lancement d’une réflexion nationale sur l’impact des réformes institutionnelles en cours, et notamment de la révision constitutionnelle, sur l’inclusion sociale des personnes handicapées. Les personnes handicapées ont été invitées à exprimer leurs attentes et à formuler des propositions concrètes pour améliorer leur situation.
Les résultats de cette consultation ont montré un large consensus parmi les personnes handicapées sur la nécessité de réformer la Constitution afin de mieux protéger leurs droits. Elles estiment notamment que la Constitution actuelle ne reconnaît pas suffisamment leurs spécificités et ne garantit pas leur pleine participation à la vie sociale et politique.
« Les personnes avec handicap de la RDC, toutes catégories confondues, sommes pour le Changement de la Constitution », a déclaré la ministre, en relayant les conclusions de cette consultation. Selon elle, une nouvelle Constitution permettrait d’harmoniser la législation congolaise avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée par la RDC en 2015.
«En effet, pour les personnes avec handicap, loin d’être une exclusivité politique, ce débat sur le Constitution est avant tout une question sociale, qui doit permettre à chaque fils et fils du pays de se sentir sécurisés, inclus et garantis quant à la jouissance et exercice de ses droits fondamentaux.
Ainsi, pour les personnes avec handicap, la protection et la promotion de leurs droits passent par l’harmonisation de la Constitution avec la norme internationale, à savoir la Convention relative aux droits de personnes handicap adoptée aux Nations Unies en 2006 et ratifiée par la RDC en 2015.
De l’analyse fait sur ces deux instruments juridiques par les personnes avec handicap de la RDC, il se dégage que la Constitution en vigueur est un obstacle pour la promotion et la protection des droits de personnes avec handicap»,a t-elle dit.
En conclusion de son discours, la ministre a réitéré l’engagement du gouvernement à travailler en étroite collaboration avec les organisations de personnes handicapées pour mettre en œuvre les réformes nécessaires et bâtir une société plus inclusive.













