Par la rédaction
Lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui s’est tenue à New York le mardi 28 janvier, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a exprimé avec force son indignation face à l’agression du Rwanda en République Démocratique du Congo (RDC) et au silence assourdissant de la communauté internationale. Elle a souligné l’importance cruciale de cette instance pour résoudre les crises mondiales, en avertissant que l’échec du Conseil pourrait avoir des répercussions dangereuses sur le terrain.
« C’est ici que le monde doit faire face à ses défis », a déclaré la ministre. Elle a mis en garde que si le Conseil de sécurité ne prenait pas de mesures concrètes, la colère populaire pourrait se traduire par des manifestations incontrôlables. Kayikwamba a insisté sur le fait que la RDC est en guerre et que l’inaction des puissances internationales pourrait exacerber la situation, même au cœur de la capitale.
En appelant à des actions immédiates, la ministre a réclamé le retrait des troupes rwandaises, ainsi que l’arrêt des hostilités. Elle a également proposé des sanctions ciblées et un embargo sur les ressources naturelles que le Rwanda aurait déclarées comme siennes. De plus, elle a demandé la suspension du Rwanda en tant que contributeur aux missions de l’ONU, tout en réclamant une transparence totale concernant les transferts d’armes vers ce pays.
Enfin, Thérèse Kayikwamba Wagner a condamné les attaques contre les missions diplomatiques basées à Kinshasa, soulignant que ces actes nuisent à la stabilité régionale et sapent les efforts de paix en cours. Son discours a mis en lumière les défis pressants auxquels la RDC est confrontée et la nécessité d’une action internationale concertée pour restaurer la paix et la sécurité dans la région.













