Par Patient Mubiayi MBY
Après la réouverture des stations-service, le carburant peine à revenir à son prix initial dans la ville de Lubumbashi. Face à cette situation persistante, le gouverneur de la province du Haut-Katanga, Jacques Kyabula, a réuni de nouveau les pétroliers et les services publics, ce mercredi 12 février 2025, pour discuter de cette crise.
La réunion tenue le 20 janvier dernier n’a pas produit d’effets concrets sur la rareté criante des produits pétroliers, en raison d’une lenteur administrative à la douane.
« Il y a une lenteur administrative à la douane, selon les milieux d’affaires. C’est ainsi que le directeur provincial de la DGDA est sommé de faire respecter les shifts et les journées de travail de 6 h à 20 h à la frontière, afin de fluidifier le trafic », a écrit le gouvernorat sur son compte officiel Facebook.
Calvaire pour le transport en commun
La quantité insuffisante des produits pétroliers, dont l’essence et le mazout, à Lubumbashi a des répercussions directes et graves sur le transport en commun urbain. Depuis la hausse spontanée du prix le mois dernier, due à la fermeture des stations-service, les véhicules de transport en commun ont également majoré le tarif de transport en fonction du prix du carburant fixé de manière délibérée par les revendeurs ambulants, communément appelés Kadhafi.
Le prix du transport en commun n’a pas bougé malgré la baisse rapide du prix du carburant à la pompe, qui coûte entre 3 500 et 4 000 francs congolais par litre. Ces chauffeurs de mini-bus fixent le prix à 2 000, 2 500, voire 3 000 francs congolais selon les trajets. Pour les taxis-bus, le prix varie entre 1 000, 1 500 et 2 000 francs congolais en fonction de la distance parcourue, et peut grimper jusqu’à 2 500 FC aux heures de pointe.













