Par Patient Mubiayi MBY
Les conflits armés qui ont opposé les forces armées de la République démocratique du Congo aux rebelles du M23/AFC pendant quatre jours à Goma, dans la province du Nord-Kivu, ont causé un massacre de grande ampleur. Le gouvernement congolais note déjà plus de 8 000 morts, dont 5 000 personnes déjà enterrées, dans cette région occupée par le M23.
Ces statistiques ont été fournies par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, lors d’un briefing de presse coanimé, tard dans la soirée du mardi 18 février 2025, avec son collègue des Mines, Kizoto Pakabomba. « Il y a 5 000 corps qui ont déjà été enterrés. Le bilan, d’après les derniers chiffres reçus du ministère de la Santé, nous amène à dépasser les 8 000 morts », a déclaré Patrick Muyaya.
Il a également souligné que ces chiffres sont ceux recensés dans des structures de santé. Selon lui, le gouvernement ne détient pas de chiffres pour les avenues et les rues, car « Goma a été transformée en cimetière », avec un nombre revu à la hausse de blessés.
« Dans les structures de santé, on a recensé 1 568 morts. Donc, cela s’ajoute. Aujourd’hui, nous avons plus de 4 375 blessés dans les établissements de soins de santé », a-t-il précisé.
Patrick Muyaya a exhorté les Congolais à mettre de côté leurs clivages politiques pour mettre fin à ce bain de sang. Il a appelé à l’unité pour mettre un terme à « toutes ces horreurs » en bannissant la division.
Malgré ces milliers de morts enregistrés dans la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, les rebelles du M23/AFC, appuyés par le Rwanda, poursuivent leur offensive dans le Sud-Kivu voisin. Après la prise de Bukavu par le M23, la Croix-Rouge a signalé 26 morts et 176 blessés retrouvés dans les rues de la ville. Toutefois, le Haut-Commissariat des Nations Unies a accusé le groupe armé terroriste M23 d’avoir exécuté sommairement des enfants.













