Par Patient Mubiayi MBY
La Belgique a réaffirmé sa position d’imposer des sanctions contre le Rwanda. Selon le ministère belge des Affaires étrangères, Maxime Prévôt, qui s’est exprimé devant les parlementaires belges ce vendredi 21 février, des sanctions individuelles seront requises contre les autorités rwandaises impliquées dans la guerre au Nord et au Sud-Kivu et le soutien au mouvement du 23 mars.
Le chef de la diplomatie belge a précisé que la Belgique ne prend pas position pour une nation au détriment de l’autre, mais vise à faire respecter « le droit international, l’intégrité territoriale et le respect des droits humains ».
Comme les États-Unis d’Amérique, la Belgique va plaider, lundi 24 février prochain, au conseil des affaires étrangères, pour des sanctions ciblées contre les responsables rwandais qui soutiennent le groupe armé terroriste M23/AFC, qui massacre des civils dans la partie Est de la République démocratique du Congo, en occupant jusqu’à ce jour les villes de Goma et de Bukavu, dans l’espace Kivu.
« Je défendrai à nouveau l’importance de prendre des sanctions individuelles, de suspendre le dialogue sécurité-défense avec le Rwanda, de suspendre le mémorandum d’entente sur des matières premières critiques ou encore de suspendre le financement de l’armée rwandaise au Mozambique », a déclaré Maxime Prévôt.
Ces résolutions prises par l’ancienne puissance coloniale de la RDC marquent un tournant décisif vers des sanctions sévères contre le Rwanda qui a déployé ses forces armées aux côtés du M23 pour combattre contre l’armée congolaise.
Le Jeudi 20 février, le Trésor américain a sanctionné le ministre d’État rwandais en charge de l’intégration régionale, James Kabarebe, et le porte-parole du M23, Lawrence Kanyuka, pour leur implication active dans la guerre à l’Est de la RDC. Ces sanctions économiques visent à geler les avoirs de ces derniers, enregistrés aux États-Unis.













