Par Héritier T
Dans la ville de Bunia, chef-lieu des institutions administratives de la province de l’Ituri, l’association des femmes Anti-Bwaki (AMAB) a pris en charge médicale et socio-économique plus de 333 personnes victimes de mutilations de guerre.
Se confiant à la presse le mardi 11 mars 2025, Béatrice Dive, coordinatrice provinciale de cette association, a indiqué que cette prise en charge est répartie dans huit zones de santé de la province de l’Ituri. Elle a cependant dénoncé les violences faites aux femmes par les groupes armés, marquées par des massacres, des viols et le vol de leurs biens.
« Les victimes sont vraiment nombreuses. À cause de la guerre, les enfants sont devenus orphelins et errent dans les rues, ne étant pas scolarisés car leurs parents ont été massacrés », a-t-elle exprimé sa consternation.
Préoccupée par cette situation inquiétante, Béatrice Dive appelle le gouvernement congolais à mettre en place les mécanismes nécessaires pour instaurer la paix dans l’ensemble de la province de l’Ituri, longtemps secouée par l’activisme des groupes armés locaux et étrangers.













