Par Héritier T
Le gouvernement congolais, par la voix du ministre de l’Intérieur, Shabani Lukoo, a fermement condamné les actes de violence perpétrés par les rebelles du M23 et l’armée rwandaise dans les territoires occupés de l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Un communiqué officiel, rendu public ce samedi, détaille une série d’exactions commises entre le 10 et le 14 mars 2025.
Selon le ministre, au moins 62 assassinats ciblés et exécutions sommaires, 17 cas de viols et de nombreux pillages ont été recensés. Le 10 mars, une incursion à l’hôpital CBECA Ndosho a entraîné l’exécution sommaire d’une centaine de patients et de gardes-malades, dont des militaires et des policiers. Le 13 mars, Fikiri Mwishuko, chef du groupement Mupfuni-Matanda, a été enlevé et torturé dans le même hôpital.
Le gouvernement dénonce également le renforcement des troupes rwandaises dans les zones de Walikale et Masisi (Nord-Kivu) et sur les hauts plateaux de Minembwe (Sud-Kivu). Le 9 mars, un hélicoptère affrété par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été arrêté à l’aérodrome de Kiziba, alors qu’il s’apprêtait à évacuer des soldats rwandais blessés.
Le gouvernement congolais appelle la communauté internationale à condamner ces atrocités et à prendre des mesures pour mettre fin à l’agression rwandaise et aux exactions du M23. Il demande également que les responsables de ces crimes soient traduits en justice.
Tout en dénonçant ces actes de violence, le gouvernement réaffirme son engagement en faveur d’une solution pacifique au conflit. Il soutient les efforts de médiation en cours et appelle toutes les parties à respecter le cessez-le-feu et à s’engager de manière constructive dans les négociations.













