Par Patient Mubiayi MBY
Reporters sans frontières (RSF) a vivement critiqué la décision de l’administration Trump de placer l’ensemble du personnel de Voice of America (VOA) en congé administratif à durée indéterminée, qualifiant cette mesure d’atteinte « sans précédent » à la liberté de la presse.
Selon RSF, la directrice des ressources humaines de l’Agence des États-Unis pour les médias mondiaux (USAGM), Crystal G. Thomas, a informé les dirigeants de VOA ce samedi matin qu’ils devaient cesser immédiatement leurs activités. Cette décision soudaine a pris de court l’ensemble du personnel de la chaîne.
RSF condamne fermement cette interruption de la production d’informations, qui remet en question « le rôle historique des États-Unis en tant que défenseurs de l’accès à l’information libre ». L’organisation dénonce un « musellement sans précédent » de la presse et une atteinte à la liberté d’expression.
RSF exhorte le Congrès américain à « restaurer VOA » et appelle la communauté internationale à se mobiliser contre cette mesure. L’organisation souligne que cette décision met en danger les journalistes de l’USAGM détenus à l’étranger pour avoir exercé leur métier.
L’USAGM, qui chapeaute VOA, Radio Free Europe et Radio Free Asia, est désormais au centre des préoccupations de RSF, qui s’inquiète pour l’avenir de ces médias publics américains.
RSF exprime sa vive inquiétude quant au sort des journalistes de VOA et de l’USAGM actuellement détenus à l’étranger, soulignant que leur situation pourrait être compromise par cette décision.
Cette décision de l’administration Trump est perçue par RSF comme une menace à la liberté de la presse à l’échelle mondiale, remettant en question l’engagement des États-Unis en faveur de la liberté d’information.
RSF appelle à une mobilisation générale pour défendre le journalisme indépendant et contrer cette décision qui porte atteinte aux principes fondamentaux de la liberté de la presse.













