Par Joël Eben Kodjo
Depuis le 25 février 2025, les activités champêtres sont suspendues dans la chefferie de Babila-Bakwanza, territoire de Mambasa, en raison de la présence de rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Ces rebelles ont établi deux bastions à Mandondondo et Butani, semant la terreur parmi les agriculteurs locaux.
Selon les informations recueillies, les rebelles ADF sont visibles dans les champs des agriculteurs, notamment dans les agglomérations de Mandondondo, Bado et Menzi Menzi. Cette situation empêche la reprise des activités agricoles, essentielles à la survie de la population locale.
Peresi Mamboro, activiste des droits humains dans la région, a lancé un appel urgent aux autorités militaires basées à Mambasa. Il les exhorte à traquer ces rebelles qui ont déjà tué de nombreux civils dans la région. « Nous continuons à appeler les autorités militaires de Mambasa que l’ennemi se trouve ces jours-ci à Mandondondo, Basi et Menzi Menzi. Depuis l’attaque de l’ennemi du 25 au 26 février dernier et l’érection de ses bastions à Mandondondo et sur la colline Butani, les activités champêtres peinent à reprendre. Que les autorités traquent ces rebelles pour faciliter la reprise des activités agricoles dans ces entités où l’ennemi serait en errance libre », a-t-il déclaré.
La population de Mambasa dépend fortement de l’agriculture pour sa subsistance. L’impossibilité d’accéder aux champs pourrait entraîner une flambée des prix des denrées alimentaires sur les marchés locaux, aggravant ainsi la situation humanitaire déjà précaire.
Les habitants de Mambasa appellent à une action urgente des autorités pour sécuriser la région et permettre la reprise des activités agricoles. Ils soulignent l’importance de protéger les civils et de garantir leur accès à la nourriture.













