Le prix du carburant connaît une désescalade importante dans la ville de Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu. Un litre d’essence est passé de de 22 000 à 5 500 FC, soit l’équivalent de 2,5. Une crise qui était due, selon plusieurs sources, à la crise qui servit au Moyen-Orient.
Par Patient MBY
Dans un contexte où la République démocratique du Congo fait face à des pressions sur ses stocks de produits pétroliers, sur fond de crise sécuritaire au Moyen-Orient, la ville traverse une période de fortes fluctuations dans le secteur. En l’espace d’une semaine, le litre est passé de 3 000 FC à 22 000 FC, suscitant de vives réactions au sein de la population.
La baisse du prix du carburant a été obtenue grâce à la pression des jeunes leaders locaux, des députés provinciaux et nationaux, des déclarants en douane ainsi que de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), mettant fin à la pénurie qui avait déjà entraîné une hausse du coût du transport en commun.
Cette flambée était liée au manque d’approvisionnement dans les stations-service, poussant les usagers à se ravitailler auprès des vendeurs informels appelés « Kadhafi ». En mars dernier, plusieurs camions de carburant à destination de Beni, Kasindi et Butembo avaient été bloqués au Kenya pour une raison encore inconnue, provoquant une hausse des prix sur le marché, de 3 000 à 8 000 FC, avant une montée vertigineuse début mai.
Par ailleurs, certains acteurs locaux évoquent l’instauration d’une nouvelle taxe dénommée « taxe garantie santé », qui aurait contribué à la hausse des prix des biens dans plusieurs secteurs.












